Tous les poèmes
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J'aurai trouvé l'apaisement
A me fondre avec le murmure Et le rêve de la nature Dans son musical flottement ; A mourir comme fait la brise Dont s'éloigne le clair réseau, Nuage indolent qui se brise, Chute de feuille, reflet… -
J'avais fui la plaine brûléeSur la cime d'un mont serein, Lorsque passa dans la vallée Un poétique pèlerin. J'ouïs venir de la campagne Son nom bien-aimé de nous tous, Et je criai sur la montagne : Montez ! nos rochers sont à…
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J'avais peiné comme Sisyphe
Et comme Hercule travaillé Contre la chair qui se rebiffe. J'avais lutté, j'avais baillé Des coups à trancher des montagnes, Et comme Achille ferraillé. Farouche ami qui m'accompagnes, Tu le sais,…1881 -
J'ay fait l'obseque de ma dame
Dedens le moustier amoureux, Et le service pour son ame A chanté Penser doloreux. Mains cierges de soupirs piteux Ont esté en son luminaire ; Aussi j'ay fait la tombe faire De regrez, tous de larmes… -
J'ay varié ma vie en devidant la trame
Que Clothon me filoit entre malade et sain, Maintenant la santé se logeoit en mon sein, Tantost la maladie extreme fleau de l'ame. La goutte ja vieillard me bourrela les veines, Les muscles et les…1586 -
J'espère et crains
J'espère et crains, je me tais et supplie, Or je suis glace, et ores un feu chaud, J'admire tout, et de rien ne me chaut, Je me délace, et puis je me relie. Rien ne me plaît sinon ce qui m'ennuie, Je…1587 -
J'eus toujours de l'amour pour les choses ailées
Lorsque j'étais enfant, j'allais sous les feuillées, J'y prenais dans les nids de tout petits oiseaux. D'abord je leur faisais des cages de roseaux Où je les élevais parmi des mousses vertes. Plus…1840 -
J'imagine souvent ta maison
Usant dans le devoir une âme encore fervente ; Je reconnais ton bruit de pas j'entends ta voix Tendre et grave donner un ordre à la servante. Ce soir, le jeune avril te gagne à sa douceur. Tu te…1901 -
J'étais couché dans l'ombre
J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt. Un talus du chemin désert me séparait. J'écoutais s'écouler près de moi, bruit débile, Une source qui sort d'une voûte d'argile. Par ce beau jour de… -
J'étais monté plus haut
J'étais monté plus haut que l'aigle et le nuage ; Sous mes pieds s'étendait un vaste paysage, Cerclé d'un double azur par le ciel et la mer ; Et les crânes pelés des montagnes géantes En foule…1845 -
Jalousie
Jeunes femmes, parfois, quand je vais me mêler A vos jeux... si je sens mon âme se troubler, Si soudain sur mon front une ride se creuse, Si ma pensée empreint sa trace douloureuse Sur mes traits,…1839 -
Jalousie
N'aimez plus tant, Phylis, à vous voir adorée : Le plus ardent amour n'a pas grande durée ; Les nœuds les plus serrés sont le plus tôt rompus ; A force d'aimer trop, souvent on n'aime plus, Et ces…