fi
Ancien français pouah !
Interjection ancienne marquant le dédain ou le dégoût ; « fi de » signifie « au diable », et « faire fi de » dédaigner.
Dans les poèmes
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À votre mémoire : ah ! fi ! que c'est mal !
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Qu'a-t-il fait ? Un délit ? Fi donc ! un attentat ;
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Adieu donc ; fi du plaisir
Jean de La Fontaine, « Le rat de ville et le rat des champs »
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Fi du rythme commode,
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« Fi ! qu'il est laid ! fi ! qu'il est sot !
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T'attraper... Ah ! fi ! que c'est laid !
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C'est trop simple. Fi de mes peines.
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Fi de cet ici-bas ! Tout m'y cerne et m'y borne ;
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" Fi, dit-on, quel ennui ! quel style !
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Où vais-je ! — En Italie. — Ah, fi donc ! l'Italie !
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Et fait fi de la liberté.
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Et fi donc de la sale « âme parisienne » !
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Ah ! fi !... Pardonnez-moi... Madame...
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Foin ! d'un art qui blasphème et fi ! d'un art qui pose,
Paul Verlaine, « J'ai dit à l'esprit vain, à l'ostentation »
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Ah ! fi ! Sur les bras ?... oh ! que non ?
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Fi d'une femme trop bien mise !
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Ah ! fi de mon vieux feu qui tousse !
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Fi de l'été morose,
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— Fi, dit l'Ange Gardien, de l'orgueil qui marchande !
Paul Verlaine, « La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles »
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Ah fi ! Pourtant, chambre en garni qui te recules
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Mais, fi de l'aimable et fi de la lie !
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Fi !
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Vive le gourmet, fi du glouton !
Paul Verlaine, « Triolet à une vertu pour s’excuser du peu »