La bise se rue à travers
Les buissons tout noirs et tout verts,
Glaçant la neige éparpillée
Dans la campagne ensoleillée.
L'odeur est aigre près des bois,
L'horizon chante avec des voix,
Les coqs des clochers des villages
Luisent crûment sur les nuages.
C'est délicieux de marcher
A travers ce brouillard léger
Qu'un vent taquin parfois retrousse.
Ah ! fi de mon vieux feu qui tousse !
J'ai des fourmis plein les talons.
Debout, mon âme, vite, allons !
C'est le printemps sévère encore,
Mais qui par instants s'édulcore
D'un souffle tiède juste assez
Pour mieux sentir les froids passés
Et penser au Dieu de clémence...
Va, mon âme, à l'espoir immense !
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Nous nous rencontrerons
"Quelquefois par la ville,"
Fleur
Lyrique
Mélancolie
Mois de janvier
"Songes-tu parfois, bien-aimée,"
Lyrique
Mélancolie
Mémoire
Octobre est doux
"Octobre est doux. — L'hiver pèlerin s'achemine"
Désespoir
Lyrique
Mélancolie
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
❧