Tous les poèmes
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Dernières paroles du poète
Je vais mourir, je vais bientôt mourir ; qu'on ouvre La croisée et que j'aie un rayon de soleil Sur mon lit et la ronde endormeuse des mouches ; Que tout le jour sourie à mon dernier sommeil ; Qu'on…1896 -
Dernières vacances
Heureux l'enfant qui meurt dans sa septième année Avant l'âge où le cœur doit saigner pour jouir ; Qui meurt de défaillance, en regardant bleuir Sous les orangers d'or la Méditerranée ! On ne tient…1866 -
Des fleurs fines
Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume Poussaient au bord de nos chemins Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. L'ombre était bienveillante à nos pas… -
Des livres ? Soit...
Des livres ? Soit. Mais en hiver. Que le jardin soit gris, la vitre grise ! Que la brise, dehors, soit de la bise Et la chaleur, dedans, celle de tisons clairs. Des livres... Mais un ciel de Londres…2026 -
Des montagnes très loin
Des montagnes très loin paraissent toutes proches. La grève se déroule à l'ombre des sapins, Et la haute marée ensevelit les roches. Les astres allumés par l'homme sont éteints. Le blanc navire…1912 -
Des morts
Ô Cloître Saint-Merry funèbre ! sombres rues ! Je ne foule jamais votre morne pavé Sans frissonner devant les affres apparues. Toujours ton mur en vain recrépit et lavé, Ô maison Transnonain, coin…1864 -
Des soirs
Sous les vitres du hall nitreux que le froid fore Et vrille et que de mats brouillards baignent de vair, Un soir, en tout à coup de gel, s'ouvre l'hiver, Dans le foyer, fourbi de naphte et de… -
Dessous de bois
L'ombre bleuâtre et claire au milieu des allées, Comme un long voile plein de taches étoilées, Cache à peine la terre et flotte avec douceur ; Le soleil, en rayant la légère épaisseur, Forme des… -
Dessous la courtine mouillée
Contrerime LIX. Du matin soucieux, Tu balances, harmonieux, Ta branche dépouillée, Beau peuplier qui de l'été Fais voir encor la grâce Pourquoi l'âge a-t-il sur ma face Aboli ma fierté ?1921 -
Destin
Viens au soleil, mon doux ami : console-toi. Efface de tes yeux la lune acariâtre. Il fallait que la foudre incendiât le toit Et que le vent soufflât sur l'atre. Les clos d'Alésia ne sont-ils plus en… -
Destin
Quand j'aurai bien souffert de mon âme muette Qui contenait le rythme et les rayons humains, Sans l'avoir jamais vue, en des planches secrètes, Des hommes la cloueront, ironique destin ! Car ce que… -
Destins
Ô femme, chair tragique, exquisément amère, Femme, notre mépris sublime et notre Dieu, Ô monstre de douceur, et cavale de feu, Qui galopes plus vite encor que la Chimère. Femme, qui nous attends dans…1893