Tous les poèmes
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Épitaphe
Sauf les amoureux commençons ou finis qui veulent commencer par la fin il y a tant de choses qui finissent par le commencement que le commencement commence à finir par être la fin la fin en sera que…1873 -
Épitaphe
(Sur la mort de Mademoiselle Élisabeth Ranquet, Femme de M. Du Chevreul, Écuyer, Seigneur d'Esturnville.) Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant : ce lit funèbre est un lit précieux,… -
Épitaphe
Il vivait, il jouait, riante créature. Que te sert d'avoir pris cet enfant, ô nature ? N'as-tu pas les oiseaux peints de mille couleurs, Les astres, les grands bois, le ciel bleu, l'onde amère ? Que…1856 -
Épitaphe
Contrerime LXV. I. M. N. Plus souple à dénouer mes plis Que le serpent n'ondule, Ayant tous, ô Vénus Pendule, Tes rites accomplis ; Quand vint l'heure où le coeur se navre, Et des fatals ciseaux, Je…1921 -
Épitaphe
De l’égoïsme froid de ce siècle mortel, Seul, sans larmes de femme et sans bruit de prière, Sans une main d’ami pour clore sa paupière, De La Billette est mort dans sa chambre d’hôtel. Pour lui l’on… -
Épitaphe d'un paresseux
Jean s'en alla comme il était venu, Mangea le fonds avec le revenu, Tint les trésors chose peu nécessaire. Quant à son temps, bien le sut dispenser : Deux parts en fit, dont il soulait passer L'une à…1695 -
Épitaphe d'une vieille femme
Quatre lustres et trois printemps Ont rempli ma triste carrière. J'ai vu mourir ma tendre mère ; J'ai vu mourir mes deux enfants ; Hélas ! J’ai vécu bien longtemps. -
Épitaphe de M. Arnauld
(En mémoire à Arnauld.) Au pied de cet autel de structure grossière, Gît sans pompe, enfermé dans une vile bière, Le plus savant mortel qui jamais ait écrit ; Arnauld, qui, sur la grâce instruit par… -
Épitaphe de Pérrine
Ici gît qui chevauchait dès ses plus tendres ans, Qui fut par un incube (*) au berceau chevauchée, Qui, petite, déjà d'un sale feu touchée, Se faisait chevaucher par les petits enfants. Grande,…1623 -
Épitaphe de la femme de M. Puget
(M. Puget qui fut ensuite Évêque de Marseille.) 1614. (Le mari parle.) Celle qu'avait Hymen à mon cœur attachée, Et qui fut ici-bas ce que j'aimais le mieux, Allant changer la terre à de plus dignes… -
Épitaphe de mademoiselle de Conti
(À mademoiselle de Conti, Marie de Bourbon, Morte douze ou quatorze jours après sa naissance.) 1610. Tu vois, passant, la sépulture D'un chef-d'œuvre si précieux Qu'avoir mille rois pour aïeux Fut le… -
Épitaphe du monseigneur le duc d'Orléans
1611. Plus Mars que Mars de la Thrace, Mon père victorieux Aux rois les plus glorieux Ota la première place. Ma mère vient d'une race Si fertile en demi-dieux, Que son éclat radieux Toutes lumières…