Épilogue
« Ô vents, disaient les flots, quand nous laisserez-vous
Dormir à notre gré d'un sommeil large et doux ?
Trêve à la fin, trêve d'orages !
Laissez-nous refléter dans notre clair miroir
Les matins rayonnants, les nuits belles à voir,
Et les merveilles de nos plages.
— Ô flots, disaient les vents, pour vous aucun repos,
Aucune trêve !... Allez ainsi que des troupeaux
Que le bâton du berger chasse.
Roulez tumultueux, bouillonnants, hérissés ;
Et, dans votre miroir terni, réfléchissez
L'ouragan qui passe et repasse !
Ce n'est pas pour croupir comme de lourds étangs
Que la main du Très-Haut, à l'aurore des temps,
Vous amoncela dans l'abîme :
L'éternel mouvement, telle est la grande loi,
Que Dieu fit pour la mer ; — qu'il fit aussi pour toi,
Humanité non moins sublime ! »
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Encore Dieu, mais avec des restrictions
"Quel beau lieu ! Là le cèdre avec l'orme chuchote,"
Ciel
Condition humaine
Gravité
Dicté en présence du glacier du Rhône
"Causa tangor ab omni ."
Beauté
Ciel
Condition humaine
Cogoreto
"Halte, voiturin ! Je veux, au rivage,"
Ballade
Condition humaine
Lumière
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- XIXe siècle
- Romantisme
- Méditatif
- Nature
- Condition humaine
- Mélancolie
- Mer
❧