À Théophile Gautier
Quand sa chasse est finie,
Le poëte oiseleur
Manie
L'outil du ciseleur.
Car il faut qu'il meurtrisse,
Pour y graver son pur
Caprice,
Un métal au cœur dur.
Pas de travail commode !
Tu prétends, comme moi,
Que l'Ode
Garde sa vieille loi,
Et que, brillant et ferme,
Le beau rhythme d'airain
Enferme
L'idée au front serein.
Car toi qui, fou d'extase,
Mènes par les grands cieux
Pégase,
Le cheval aux beaux yeux ;
Toi qui sur une grève
Sais prendre en ton réseau
Le Rêve,
Comme un farouche oiseau ;
Maître, qui nous enseignes
L'amour du vert laurier,
Tu daignes
Être un bon ouvrier.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
À mon Père
"Ô mon père, soldat obscur, âme angélique !"
Amour
Condition humaine
Désir
Consolation
"Ne sois pas étonné si la foule, ô poète,"
Art
Ciel
Condition humaine
Je ne me mets pas en peine
"xx (Pour Jeanne seule.)"
Amour
Condition humaine
Désir
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- XIXe siècle
- Parnasse
- Sonnet
- Lyrique
- Art
- Condition humaine
❧