Tous les poèmes
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Remémoration d'amis belges
À des heures et sans que tel souffle l'émeuve Toute la vétusté presque couleur encens Comme furtive d'elle et visible je sens Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve Flotte ou semble par soi…1899 -
Renaissance
Hier, la nue encore avait de sombres teintes, La plaine était dans l'ombre et les cimes éteintes ; Et la forêt qui dort, mélancolique à voir, Découpait sur le ciel son réseau dur et noir. Tout…1862 -
Renaissance
Je voudrais, les prunelles closes, Oublier, renaître, et jouir De la nouveauté, fleur des choses, Que l'âge fait évanouir. Je resaluerais la lumière, Mais je déplierais lentement Mon âme vierge et ma…1865 -
Rencontre
Il est aux bords déserts du canal Mozambique Une lisière étroite aux pentes du rocher, Un rivage sans nom, d'aspect morne et tragique, Dont les vaisseaux en mer n'osent pas approcher. Comme un rideau…1859 -
Rencontre
Dans ce monde parfois on trouve en son chemin Un être au front charmant dont la voix séduisante Fait naitre au cœur (hélas ! voilà le cœur humain !) Ce trouble précurseur qui se mêle à l'attente. On…1835 -
Rencontre
Je ne te raille point, jeune prostituée ! Tu vas l'œil provocant, le pied galant et prompt, À travers le sarcasme et l'ignoble huée : Ton immuable rire est plus fort que l'affront. Et moi, je porte…1865 -
Rendez-vous
À J. Keck. Ma belle amie est morte, Et voilà qu'on la porte En terre, ce matin, En souliers de satin. Elle dort toute blanche, En robe de dimanche, Dans son cercueil ouvert Malgré le vent d'hiver.…1873 -
Renoncement
Depuis que sous les cieux un doux rayon colore Ma jeunesse en sa fleur, ouverte aux feux du jour, Si mon cœur a rêvé, si mon cœur rêve encore Le choix irrévocable et l'éternel amour, C'est qu'aux…1871 -
Renoncement
Pardonnez-moi, Seigneur, mon visage attristé, Vous qui l'aviez formé de sourire et de charmes ; Mais sous le front joyeux vous aviez mis les larmes, Et de vos dons, Seigneur, ce don seul m'est resté.…1860 -
Renouveau
Le printemps maladif a chassé tristement L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide, Et dans mon être à qui le sang morne préside L'impuissance s'étire en un long bâillement. Des crépuscules…1899 -
Repos
Ni l'amour ni les dieux ! Ce double mal nous tue. Je ne poursuivrai plus la guêpe du baiser, Et, las d'approfondir, je veux me reposer De l'ingrate besogne où mon front s'évertue. Ni l'amour ni les…1866 -
Reposez-vous et remerciez
(Au sommet du Glenroe *). Ayant monté longtemps d'un pas lourd et pesant Les rampes, au sommet désiré du voyage, Près du chemin gravi, bordé de fin herbage, Oh ! qui n'aime à tomber d'un cœur…1837