Tous les poèmes
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Parfums, couleurs, systèmes, lois
Les mots ont peur comme des poules. La chair sanglote sur la croix. Pied, c'est du rêve que tu foules, Et partout ricane la voix, La voix tentatrice des foules. Cieux bruns où nagent nos desseins,…1881 -
Paria
Qu'ils se payent des républiques, Hommes libres ! - carcan au cou - Qu'ils peuplent leurs nids domestiques !... - Moi je suis le maigre coucou. - Moi, - coeur eunuque, dératé De ce qui mouille et ce…1873 -
Paris
Quand je vais triste et seule, et que, dans le ciel gris, Je suis quelque nuage errant sur les toitures, Et, comme ces draps noirs qu'on met aux sépultures, Couvrant des boulevards les arbres…1839 -
Paris
Bâtard de Créole et Breton, Il vint aussi là – fourmilière, Bazar où rien n'est en pierre, Où le soleil manque de ton. – Courage ! On fait queue.... Un planton Vous pousse à la chaîne – derrière ! –…1873 -
Paris
Paris n’a de beauté qu’en son histoire, Mais cette histoire est belle tellement ! La Seine est encaissée absurdement, Mais son vert clair à lui seul vaut la gloire. Paris n’a de gaîté que son bagout,… -
Paris bloqué
Ô ville, tu feras agenouiller l’histoire. Saigner est ta beauté, mourir est ta victoire. Mais non, tu ne meurs pas. Ton sang coule, mais ceux Qui voyaient César rire en tes bras paresseux,… -
Paris diurne
Vois aux cieux le grand rond de cuivre rouge luire, Immense casserole où le Bon Dieu fait cuire La manne, l’arlequin, l’éternel plat du jour. C’est trempé de sueur et c’est poivré d’amour. Les… -
Parisien, mon frère à jamais étonné
Montons sur la colline où le soleil est né Si glorieux qu'il fait comprendre l'idolâtre, Sous cette perspective inconnue au théâtre. D'arbres au vent et de poussière d'ombre et d'or. Montons. Il est…1881 -
Parole de Socrate
Socrate un jour faisant bâtir, Chacun censurait son ouvrage : L'un trouvait les dedans, pour ne lui point mentir, Indignes d'un tel personnage ; L'autre blâmait la face, et tous étaient d'avis Que…1668 -
Paroles d'un amant
Au courant de l'amour lorsque je m'abandonne, Dans le torrent divin quand je plonge enivré, Et presse éperdument sur mon sein qui frissonne Un être idolâtré. Je sais que je n'étreins qu'une forme…1871 -
Paroles perdues
xx À Stéphane Mallarmé. Après le bain, la chambrière Vous coiffe. Le peignoir ruché Tombe un peu. Vous écoutez, fière, Les madrigaux de la psyché. Mais la psyché pourtant, Madame, Vous dit : « Ce…1873 -
Paroles à la lune
La lune, dites-nous si c'est votre plaisir, Ô lune cajoleuse ! Que les hommes se plient au gré de vos désirs Comme la mer houleuse, Est-ce votre vouloir que ceux qui tout le jour Furent doux et…1901