Tous les poèmes
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La double croissance
Plus l'esprit croît en étendue, Plus, menacé dans son ardeur De quelque chute inattendue, Il a besoin de profondeur. Qui s'épand, risque davantage De se perdre ou de s'étourdir : Plus un arbre étend…1858 -
La double ivresse
Je reposais sous l'ombrage, Quand Nœris vint m'éveiller : Je crus voir sur son visage Le feu du désir briller. Sur son front Zéphyr agite La rose et le pampre vert ; Et de son sein qui palpite Flotte…1843 -
La douceur d'un amoureux
Je ne voie rien qui ne me refigure Ce front, cet œil, ce cheveu jaunissant, Et ce tétin en bouton finissant, Bouton de rose encor en sa verdure. Son beau sourcil est la juste vouture (*) D'un arc…1565 -
La douleur du pacha
— Qu'a donc l'ombre d'Allah ? disait l'humble derviche ; Son aumône est bien pauvre et son trésor bien riche ! Sombre, immobile, avare, il rit d'un rire amer. A-t-il donc ébréché le sabre de son père…1829 -
La dure épreuve va finir
Mon coeur, souris à l'avenir. Ils sont passés les jours d'alarmes Où j'étais triste jusqu'aux larmes. Ne suppute plus les instants, Mon âme, encore un peu de temps. J'ai tu les paroles amères Et…1872 -
La fable et la vérité
La vérité, toute nue, Sortit un jour de son puits. Ses attraits par le temps étaient un peu détruits ; Jeune et vieux fuyaient à sa vue. La pauvre vérité restait là morfondue, Sans trouver un asile…1792 -
La face de la bête est terrible
L'Ignoré, l'éternel problème éblouissant Et ténébreux, que l'homme appelle la Nature ; On a devant soi l'ombre informe, l'aventure Et le joug, l'esclavage et la rébellion, Quand on voit le visage…1877 -
La famille
Salut, bords où j'aimai ! Beaux arbres dont l'ombrage Me couvrit tant de fois, Quand j'allais, loin de tous emportant son image, L'adorer dans les bois ! Je vous revois sans trouble et sans…1833 -
La famille du menuisier
Le marchand de cercueils vient de trousser ses manches Et rabote en sifflant, les pieds dans les copeaux. L'année est bonne ; il n'a pas le moindre repos Et même il ne boit plus son gain tous les…1872 -
La fantaisie
La nuit tombait sur la prairie ; Écho dormait dans le vallon ; Près du ruisseau chantait Silvie, Et moi j'écoutais sa chanson. D’Amour, dans sa vaine folie, Croyant fuir le charme vainqueur, Et ne… -
La fatalité
Sur un groupe du Statuaire E. Christophe. L'épée en main, le pied sur la roue immortelle, Douce à l'homme futur, terrible au dieu dompté, Elle vole, les yeux dardés droit devant elle, Dans sa grâce,…1895 -
La fauvette et le rossignol
Une fauvette dont la voix Enchantait les échos par sa douceur extrême Espéra surpasser le rossignol lui-même, Et lui fit un défi. L'on choisit dans le bois Un lieu propre au combat. Les juges se…1792