Tous les poèmes
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Aphorismes
Aimer la Vérité, C'est aimer dans son cœur une Naïade blanche. Le peintre la demande aux rires des couleurs. * Sans la beauté de Dieu, le cœur de l'homme est sombre. * Quelquefois le génie est le mot…1881 -
Apollonie
Echo grec du sacré vallon, Qui, dans sa robuste harmonie, Te baptise soeur d'Apollon. Sur la lyre au plectre d'ivoire, Ce nom splendide et souverain, Beau comme l'amour et la gloire, Prend des…1852 -
Apothéose
Méditons. Il est bon que l'esprit se repaisse De ces spectacles-là. L'on n'était qu'une espèce De perroquet ayant un grand nom pour perchoir, Pauvre diable de prince, usant son habit noir, Auquel mil…1853 -
Apparition
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les…1823 -
Apparition
La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles. —…1887 -
Applaudissement
Ô grande nation, vous avez à cette heure, Tandis qu'en bas dans l'ombre on souffre, on râle, on pleure, Un empire qui fait sonner ses étriers, Les éblouissements des panaches guerriers, Une cour où…1853 -
Apportez vos chaudrons, sorcières de Shakespeare
Sorcières de Macbeth, prenez-moi tout l'empire, L'ancien et le nouveau ; sur le même réchaud Mettez le gros Berger et le comte Frochot, Maupas avec Réal, Hullin sur Espinasse, La Saint-Napoléon avec…1853 -
Approchez-vous. Ceci, c'est le tas des dévots
Cela hurle en grinçant un benedicat vos ; C'est laid, c'est vieux, c'est noir. Cela fait des gazettes. Pères fouetteurs du siècle, à grands coups de garcettes. Ils nous mènent au ciel. Ils font,…1853 -
Appréhension
Ai-je voulu ma vie assez libre et changeante, Pleine d'amour, de bruit, de départs et de jeu ? L'ai-je nourrie assez de labeurs, de tourmentes, De quadrilles parmi les passions hurlantes Et de…1921 -
Après
À Joseph Bertrand. Quand un ardent soleil s'éleva de la plaine, Tous les glorieux morts n'étaient pas enterrés : Habits galonnés d'or et capotes de laine S'étalaient par lambeaux richement éclairés.…1896 -
Après avoir longtemps erré sur le rivage
Sonnet XVII. Où l'on voit lamenter tant de chétifs de cour, Tu as atteint le bord où tout le monde court, Fuyant de pauvreté le pénible servage. Nous autres cependant, le long de cette plage, En vain…1558 -
Après avoir souffert
Tranquille, et du néant de l'homme convaincu, Tu dis je ne sais rien ! — Et je te félicite, Ô lutteur, ô penseur, de cette réussite. Maintenant, sans regret, sans désir, humblement, Bienveillant pour…