servage
Ancien français servitude
Condition du serf attaché à la terre de son seigneur ; par extension, servitude, souvent la sujétion amoureuse en poésie.
Dans les poèmes
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S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
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Pour qui je fus trois ans en servage à Bourgueil,
Pierre de Ronsard, « Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie »
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Suit le lien qui le tient en servage.
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Où nous courions, ignorant tout servage,
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Son petit front de marbre a l'horreur des servages,
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Mais que d'un si digne servage
François de Malherbe, « Qu'autres que vous soient désirées »
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Et chante son servage
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Quel crime a donc commis notre amoureux servage,
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Pour moi, qui dans un long servage
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Le pauvre est en plus haut servage ;
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Qui tient mon Prince en servage si doux :
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Fuyant de pauvreté le pénible servage.
Joachim Du Bellay, « Après avoir longtemps erré sur le rivage »
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Ainsi que j'estois en servage.
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Non le joug amoureux, me détient en servage.
Joachim Du Bellay, « Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage »
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Servage d'esprit tient de liens plus forts