ire
Ancien français colère
Mot ancien et poétique pour la colère, le courroux (du latin ira).
Dans les poèmes
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N'eût pas frémi d'une ire énorme et poursuivi
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Nous fait sentir son ire ; un autre n'y peut rien :
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Puis qu'au partir, rongé de soin et d'ire,
Pierre de Ronsard, « Ciel, air et vents, plains et monts découverts »
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On dit qu'Achille, en remâchant son ire,
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Quel astre d'ire et d'envie
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L'ire des amoureux est reprise d'amour.
Théodore Agrippa d'Aubigné, « Déjà la terre avait avorté la verdure »
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Nous très doux sans plus d'ire rouge ou d'orgueil noir,
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Qu'un plus grand contre moi pût exercer son ire.
Joachim Du Bellay, « C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore »
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D'un cœur où l'ire juste et la gloire commande
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A moins de cent taureaux on ne fait cesser l'ire
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Emportant sur son aile électrique les ires
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Et je dis que la mer ne bruit toujours son ire,
Joachim Du Bellay, « Je ne découvre ici les mystères sacrés »
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Enfin l'ire du ciel et sa fatale envie,
François de Malherbe, « Stances sur la mort de Henri Le Grand »
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" Belle, pour étancher les flambeaux de ton ire,