C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore

Sonnet XLII.
Que de tous les chétifs le plus chétif je suis, Et que ce que j'étais, plus être je ne puis, Ayant perdu mon temps, et ma jeunesse encore.
La pauvreté me suit, le souci me dévore, Tristes me sont les jours, et plus tristes les nuits. O que je suis comblé de regrets et d'ennuis ! Plût à Dieu que je fusse un Pasquin ou Marphore,
Je n'aurais sentiment du malheur qui me : Ma plume serait libre et si ne craindrais point Qu'un plus grand contre moi pût exercer son .
Assure-toi, Vineus, que celui seul est roi A qui même les rois ne peuvent donner loi, Et qui peut d'un chacun à son plaisir écrire.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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