Déjà la terre avait avorté la verdure

Sonnet LXXXV.
la terre avait avorté la verdure Par les sillons courbez, lors qu'un hyver Dissipe les beautez, et à son arriver S'accorde en s'opposant au vouloir de nature,
Car le froid enuieux que le vert endure, Et le neige qui veut en son sein le couver, S'oppose à son plaisir affin de le sauver, Et pour en le sauvant luy donner nourriture.
Les espoirs de l'amour sont les verdissantz, Le , les courroux sont frimatz blanchissantz : Comme du temps un plus beau jour,
l'ombre du refus la grâce se réserve, La beauté du printemps le froid se conserve, L' des amoureux est reprise d'amour.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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