Tous les poèmes
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À Monsieur D. L. T
Enfin échappé du danger Où mon sort me voulut plonger, L'expérience indubitable Me fait tenir pour véritable Que l'on commence d'être heureux Quand on cesse d'être amoureux, Lorsque notre âme s'est… -
À Monsieur Vitart
Le soleil est toujours riant, Depuis qu'il part de l'orient Pour venir éclairer le monde. Jusqu'à ce que son char soit descendu dans l'onde La vapeur des brouillards ne voile point les cieux ; Tous… -
À Monsieur de C***J'ai connu dans le voisinage Des virtuoses que j'aimais : C'était un humble et doux ménage Qui ne m'importunait jamais. Lorsque j'écoutais, soucieuse (Il faut si peu pour m'attrister !), Le père,…1878
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À Monsieur de Verdun
Ode XXVIII. Si j'avois un riche tresor, Ou des vaisseaux engravez d'or, Tableaux ou medailles de cuivre, Ou ces joyaux qui font passer Tant de mers pour les amasser, Où le jour se laisse revivre, Je…1587 -
À Monsieur le Chevalier de Boufflers
Croyez qu'un vieillard cacochyme, Chargé de soixante et douze ans, Doit mettre, s'il a quelque sens, Son âme et son corps au régime. Dieu fit la douce Illusion Pour les heureux fous du bel âge ; Pour… -
À Monsieur le comte Algarotti
Lorsque ce grand courrier de la philosophie, Condamine l'observateur, De l'Afrique au Pérou conduit par Uranie, Par la gloire, et par la manie, S'en va griller sous l'équateur, Maupertuis et… -
À Ninon
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez…1850 -
À Némésis
Non, sous quelque drapeau que le barde se range, La muse sert sa gloire et non ses passions ! Non, je n'ai pas coupé les ailes de cet ange Pour l'atteler hurlant au char des factions ! Non, je n'ai… -
À Nîmes
Je me suis engagé sous le plus beau des cieux Dans Nice la Marine au nom victorieux Perdu parmi 900 conducteurs anonymes Je suis un charretier du neuf charroi de Nîmes L’Amour dit Reste ici Mais… -
À Odette
Odette, vos cheveux vermeils Ont le jaune éclat des soleils Parmi les moissons enchantées, Et caressent en nappes d'or Vos tempes plus blanches encor Que des étoiles argentées. Quand l'aurore rose à…1856 -
À Paul Gavarni
La Beauté, fatal aimant, Est pareille au diamant Que la fange peut mouiller Sans le souiller. Jusqu'au milieu du ruisseau, L'éclat pur de son berceau Garde un charme essentiel Qui vient du ciel.…1856 -
À Philis
Si j'étais le Zéphyr ailé, J'irais mourir sur votre bouche. Ces voiles, j'en aurais la clé Si j'étais le Zéphyr ailé. Près des seins pour qui je brûlai Je me glisserais dans la couche. Si j'étais le…1842