Tous les poèmes
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Marcher d'un grave pas et d'un grave sourcil
Sonnet LXXXVI. Et d'un grave sourire à chacun faire fête, Balancer tous ses mots, répondre de la tête, Avec un Messer non, ou bien un Messer si : Entremêler souvent un petit Et cosi, Et d'un son…1558 -
Marco
Quand Marco passait, tous les jeunes hommes Se penchaient pour voir ses yeux, des Sodomes Où les feux d'Amour brûlaient sans pitié Ta pauvre cahute, ô froide Amitié ; Tout autour dansaient des…1866 -
Mare velivolum
Où vont ces vaisseaux aux vives allures Qui, sortant du port, nous disent adieu ? Où vont ces vaisseaux aux blanches voilures Que mon œil poursuit à l'horizon bleu ? Ils vont, dispersés sur les…1859 -
Marie
Ainsi, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir, Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère ; Et sa tige, fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein…1850 -
Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas
Mais tirez-moi le coeur de votre douce haleine ; Non, ne le tirez pas, mais hors de chaque veine Sucez-moi toute l'âme éparse entre vos bras ; Non, ne la sucez pas ; car après le trépas Que serais-je…1556 -
Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse
Là, la gaie alouette au ciel a fredonné, Et là le rossignol doucement jargonné, Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse. Sur ! debout ! allons voir l'herbelette perleuse, Et votre beau rosier…1556 -
Marie, que je sers en trop cruel destin
Quand d'un baiser d'amour votre bouche me baise, Je suis tout éperdu, tant le coeur me bat d'aise. Entre vos doux baisers puissé-je prendre fin ! Il sort de votre bouche un doux flair, qui le thym,…1556 -
Marie, qui voudrait votre beau nom tourner
Il trouverait Aimer : aimez-moi donc, Marie, Faites cela vers moi dont votre nom vous prie, Votre amour ne se peut en meilleur lieu donner. S'il vous plaît pour jamais un plaisir demener, Aimez-moi,…1556 -
Marie, vous avez la joue aussi vermeille
Qu'une rose de mai, vous avez les cheveux De couleur de châtaigne, entrefrisés de noeuds, Gentement tortillés tout autour de l'oreille. Quand vous étiez petite, une mignarde abeille Dans vos lèvres…1556 -
Marie, vous passez en taille, et en visage
En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton, Votre moyenne soeur, d'autant que le bouton D'un rosier franc surpasse une rose sauvage. Je ne dis pas pourtant qu'un rosier de bocage Ne soit…1556 -
Marie, à tous les coups vous me venez reprendre
Que je suis trop léger, et me dites toujours, Quand je vous veux baiser, que j'aille à ma Cassandre, Et toujours m'appelez inconstant en amours. Je le veux être aussi, les hommes sont bien lourds Qui…1556 -
Marie-Bleue
En vain je cherche un mot charmant qui vous désigne, Un mot qui réunisse en sa simplicité Votre blanche jeunesse et votre pureté ; Aucun ne me contente et ne m'en semble digne. Il en est de bien doux…1911