Tous les poèmes
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Les filles de Minée
Je chante dans ces Vers les Filles de Minée, Troupe aux arts de Pallas dès l'enfance adonnée, Et de qui le travail fit entrer en courroux Bacchus, à juste droit de ses honneurs jaloux. Tout Dieu veut…1694 -
Les fils
Toi que tes grands aïeux, du fond de leur sommeil, Accablent sous le poids d'une illustre mémoire, Tu n'auras pas senti ton nom dans la nuit noire Éclore, et comme une aube y faire un point vermeil !…1875 -
Les fleurs
Oh ! de l'air ! des parfums ! des fleurs pour me nourrir ! Il semble que les fleurs alimentent ma vie ; Mais elles vont mourir.... Ah ! je leur porte envie : Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est…1833 -
Les fleurs
Ô terre, vil monceau de boue Où germent d'épineuses fleurs, Rendons grâce à Dieu, qui secoue Sur ton sein ses fraîches couleurs ! Sans ces urnes où goutte à goutte Le ciel rend la force à nos pas,…1820 -
Les fleurs
Des avalanches d'or du vieil azur, au jour Premier et de la neige éternelle des astres Jadis tu détachas les grands calices pour La terre jeune encore et vierge de désastres, Le glaïeul fauve, avec…1899 -
Les fleurs de ciguë
C'était une de ces nuits blondes Qu'il fait après les jours brûlants : Pleine d'aurores vagabondes Et de crépuscules tremblants. Les arbres, décor sympathique Sur la lune dans sa rondeur,…1866 -
Les fleurs de pommiers
Les champs sont comme des damiers Teintés partout du blé qui lève. Avril a mis sur les pommiers Sa broderie exquise et brève. Avant que les soleils brutaux Aient fait jaunir l'herbe et la branche,… -
Les fleurs que j'aime
Fleurs arrosées Par les rosées Du mois de mai, Que je vous aime ! Vous que parsème L'air embaumé ! Par vos guirlandes, Les champs, les landes Sont diaprés : La marguerite Modeste habite Au bord des…1836 -
Les foules
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé…1869 -
Les fourriers d'Amours m'ont logé
En ung lieu bien à ma plaisance, Dont les mercy de ma puissance, Et m'en tiens à eux obligé. Afin que tost soit abregé Le mal qui me porte grevance, En ung lieu bien à ma plaisance. Desja je me sens… -
Les fourriers d'Eté sont venus
Pour appareiller son logis, Et ont fait tendre ses tapis, De fleurs et verdure tissus. En étendant tapis velus, De vert herbe par le pays, Pour appareiller son logis. Coeurs d'ennui piéça morfondus,… -
Les frelons et les mouches à miel
À l'oeuvre on connaît l'Artisan. Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent : Des Frelons les réclamèrent ; Des Abeilles s'opposant, Devant certaine Guêpe on traduisit la cause. Il était…1668