Les fils

Toi que tes grands aïeux, du fond de leur sommeil, Accablent sous le poids d'une illustre mémoire, Tu n'auras pas senti ton nom dans la nuit noire Éclore, et comme une aube y faire un point !
Je te plains, car peut-être à tes aïeux pareil, Tu les vaux, mais le monde ébloui n'y peut croire : Ton mérite rayonne indistinct dans leur gloire, Satellite abîmé dans l'éclat d'un soleil.
Ah ! L'enfant dont la souche est dans l'ombre perdue, Peut du moins arracher au séculaire oubli Le nom qu'il y ramasse encore enseveli ;
Dans la durée immense et l'immense étendue Son étoile, qui perce où d'autres ont pâli, Peut luire par soi-même et n'est point confondue !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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