Tous les poèmes
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La ville
Nos coteaux, les plus purs de tous et les plus doux, Que, n'eût été la Grèce, auraient choisis les faunes, Au bas de leurs sentiers poudrés de sables jaunes Ont comme une hydre énorme éparse à leurs…1872 -
La villégiature
J'ai souvent comparé la villégiature Aux phases d'un voyage entrepris en commun Avec des étrangers de diverse nature Dont on n'a de ses jours vu ni connu pas un. Au début de la route, en montant en…1851 -
La violette
Douce violette, Vierge humble et discrète, Fille de nos bois, Dis-moi dans quels songes Ainsi tu te plonges Sans joie et sans voix ? — Sans voix, non sans joie, Car Dieu m'en envoie : J'écoute un…1854 -
La vipère et la sangsue
La vipère disait un jour à la sangsue : Que notre sort est différent ! On vous cherche, on me fuit, si l'on peut on me tue ; Et vous, aussitôt qu'on vous prend, Loin de craindre votre blessure,…1792 -
La vision des ruines
Le fleuve qui, libre et tranquille, Traîne ses marnes et ses eaux Au milieu des pâles roseaux. Presse en ses bras une longue île, Qui semble un navire échoué Par quelque héroïque aventure, Perdant sa…1873 -
La visite
Moi mouchard ?... oui, madame Phaïlle, Comme on Vous nomme dans l'endroit, Que Tu ravis avec ta taille, Où tu prends du bout d'une paille, Au temps chaud, ton sorbet... très froid. À l'Ictinus ! près…1885 -
La visite des anges
LA MÈRE. Canari, Doux chéri, Chante un peu moins fort, Sur ta gaîté fais quelque effort. Mon pauvre enfant, comme il est blême ! Déjà cinq nuits je l'ai veillé, Hélas ! il a peu sommeillé... Mais,…1854 -
La viste
C'est elle, c'est la mer ! Enfin tu m'es rendue, Enfin je te revois, magnifique étendue, Ô mer, dont chaque flot luit comme un diamant ! Après tant de longs mois passés loin de ta rive, Je reviens,…1859 -
La voie lactée
Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des…1869 -
La voilà, pauvre mère, à Paris arrivée
Avec ses deux enfants, sa fidèle couvée ! Veuve, et chaste, et sévère, et toute au deuil pieux, Elle les a, seize ans, élevés sous ses yeux En province, en sa ville immense et solitaire, Déserte à…1837 -
La voix
Mon berceau s'adossait à la bibliothèque, Babel sombre, où roman, science, fabliau, Tout, la cendre latine et la poussière grecque, Se mêlaient. J'étais haut comme un in-folio. Deux voix me…1857 -
La voix
Voix de surnaturelle amante ventriloque Qui toujours me pénètre en voulant m'effleurer ; Timbre mouillé qui charme autant qu'il interloque, Son bizarre d'un triste à vous faire pleurer ; Voix de…1883