Tous les poèmes
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La valse
Dans un flot de gaze et de soie, Couples pâles, silencieux, Ils tournent, et le parquet ploie, Et vers le lustre qui flamboie S'égarent demi-clos leurs yeux. Je pense aux vieux rochers que j'ai vus…1869 -
La veille de Noël
Entre mes doigts guide ce lin docile, Pour mon enfant tourne, léger fuseau ; Seul tu soutiens sa vie encore débile, Tourne sans bruit auprès de son berceau. Les entends-tu, chaste Reine des anges ;…1826 -
La veillée
À mon ami Victor Hugo. Mon ami, vous voilà père d'un nouveau-né ; C'est un garçon encor : le Ciel vous l'a donné Beau, frais, souriant d'aise à cette vie amère ; À peine il a coûté quelque plainte à…1829 -
La veillée du nègre
Le soleil de la nuit éclaire la montagne ; Sur le sable désert faut-il encore rester ? Doucement dans mes bras laisse-moi t'emporter ; Bon maître, éveille-toi ! marchons vers la campagne. Tes yeux…1830 -
La vengeance
Quand j'entrai dans la vie, au sortir de l'enfance, A cet âge innocent où l'homme sans défense, Inquiet, sans appui, cherche un guide indulgent, Et, demandant au ciel un ami qui l'entende. Sent qu'il…1851 -
La vertu
J'honore en secret la duègne Que raillent tant de gens d'esprit, La vertu ; j'y crois, et dédaigne De sourire quand on en rit. Ah ! Souvent l'homme qui se moque Est celui que point l'aiguillon, Et…1875 -
La veuve
À Armand Silvestre. I. Le sourire est en fleur sur les lèvres des belles, Dans la saison d'avril et des robes nouvelles. — Salut, ô rubans clairs, guimpes et cols brodés, Bonnets aériens !... toute…1864 -
La victoire
I. Au sein des vastes mers, un aride rivage, Contre qui vient mugir la colère des flots, Se hérisse de rocs, effroi des matelots,... Du Corse belliqueux c'est le réduit sauvage : Là naguère le Sort,…1827 -
La vie
Amis, accueillez-moi, j'arrive dans la vie. Dépensons l'existence au gré de notre envie : Vivre, c'est être libre, et pouvoir à loisir Abandonner son âme à l'attrait du plaisir ; C'est chanter,…1833 -
La vie
Sourire aux visiteurs Qui sortent de leur cachette Quand elle sort elle dort. Chaque jour plus matinale Chaque saison plus nue Plus fraîche Pour suivre ses regards Elle se balance. -
La vie antérieure
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.…1857 -
La vie de loin
Ceux qui ne sont pas nés, les peuples de demain, Entendent vaguement, comme de sourds murmures, Les grands coups de marteaux et les grands chocs d'armures Et tous les battements des pieds sur le…1866