Tous les poèmes
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La mort et le mourant
La Mort ne surprend point le sage ; Il est toujours prêt à partir, S'étant su lui-même avertir Du temps où l'on se doit résoudre à ce passage. Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps : Qu'on le…1678 -
La mort fervente
Mourir dans la buée ardente de l'été, Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe, Le coeur, que la rumeur de l'air balance et frappe, S'égrène en douloureuse et douce volupté. Mourir, baignant…1901 -
La mort, l’amour, la vie
J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges Comme un mort raisonnable qui a su mourir Un… -
La mouche
Nos mouches savent des chansons Que leur apprirent en Norvège Les mouches ganiques qui sont Les divinités de la neige. -
La mouche et la fourmi
La Mouche et la Fourmi contestaient de leur prix. "O Jupiter! dit la première, Faut-il que l'amour propre aveugle les esprits D'une si terrible manière, Qu'un vil et rampant animal A la fille de…1668 -
La mouette
N'a pas changé de chemin, Et sa brune silhouette Sur le ciel rose et carmin Se découpe nette. Par le seul appui du vent Majestueuse elle plane, Puis doucement, doucement, Dans la brume diaphane…1912 -
La moustouire
« Holà, voisin ! ma vigne est mûre ; qu'on se prête : Aidez-nous, et demain, notre vendange faite, Nous irons vous aider de même à notre tour. » C'est pourquoi le coteau, dès la pointe du jour, Est…1874 -
La muse
Bluet aux regards d'améthyste, Bluet aux yeux de ciel, dis-nous Ce qui te fait être si triste ? - J'ai vu ses yeux, j'en suis jaloux. Et toi, simple églantine rose, Payse aux lèvres de carmin,…1897 -
La muse chansonnière
On me voit, courant les pieds nus, Rire avec les premiers venus ; D'autres fois en mules de soie Aux palais j'apporte la joie ; Car du même pas empressé Je visite hôtel et chaumière ; Au jupon un peu… -
La muse malade
Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ? Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes, Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint La folie et l'horreur, froides et taciturnes. Le…1857 -
La muse vénale
Ô muse de mon coeur, amante des palais, Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées, Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées, Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ? Ranimeras-tu donc…1857 -
La musique
La musique souvent me prend comme une mer ! Vers ma pâle étoile, Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther, Je mets à la voile ; La poitrine en avant et les poumons gonflés Comme de la toile,…1857