La muse vénale

Ô muse de mon coeur, amante des palais, Auras-tu, quand Janvier lâchera ses , Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées, Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ?
Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées Aux nocturnes rayons qui percent les volets ? Sentant ta bourse à sec autant que ton palais, Récolteras-tu l'or des voûtes azurées ?
Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir, Comme un enfant de choeur, jouer de l', Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,
Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas, Pour faire du .

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧