Tous les poèmes
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Au désir
Ne meurs pas encore, ô divin Désir, Qui sur toutes choses Vas battant de l'aile et deviens plaisir Dès que tu te poses. Rôdeur curieux, es-tu las d'ouvrir Les lèvres, les roses ? N'as-tu désormais…1866 -
Au détour de la rue étroite
Contrerime LVI. S'ouvre l'ombre et la cour Où Diane en plâtre, et qui court N'a que la jambe droite. Là-bas sur sa flûte de Pan, Un Ossalois nous lance Ces airs aigus comme une lance Qui percent le…1921 -
Au fleuve de Loire
Ô de qui la vive course Prend sa bienheureuse source, D’une argentine fontaine, Qui d’une fuite lointaine, Te rends au sein fluctueux De l’Océan monstrueux, Loire, hausse ton chef ores Bien haut, et… -
Au gazon foulé par Éléonore
Trône de fleurs, lit de verdure, Gazon planté par les amours, Recevez l'onde fraîche et pure Que ma main vous doit tous les jours. Couronnez-vous d'herbes nouvelles ; Croissez, gazon voluptueux. Qu'à…1778 -
Au général Bonaparte
x (Après la paix de Campo-Formio.) Aucune gloire désormais Ne vous sera donc étrangère ? Et vous savez faire la paix Comme vous avez fait la guerre ! Autant que l'intrépidité Qui vengea l'honneur de…1826 -
Au jour le jour
x À Emmanuel Des Essarts. Quand d'une perte irréparable On garde au coeur le souvenir, On est parfois si misérable Qu'on délibère d'en finir. La vie extérieure oppresse : Son mobile et bruyant souci…1875 -
Au lac de tes yeux
Au lac de tes yeux très profond Mon pauvre coeur se noie et fond Là le défont Dans l’eau d’amour et de folie Souvenir et Mélancolie Nîmes, le 18 décembre 1914 -
Au lecteur
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Nos péchés sont têtus,…1857 -
Au lion de Belfort
Si je gravais des vers sur ton socle de pierre, Certes, j'exalterais tes combats glorieux, Ô monstre colossal, qui, seul victorieux, Seul peux montrer les crocs et froncer la paupière. Je dirais…1892 -
Au livre de Léopardi
Il est de longs soupirs qui traversent les âges Pour apprendre l'amour aux âmes les plus sages. Ô sages ! De si loin que ces soupirs viendront, Leurs brûlantes douceurs un jour vous troubleront. Et…1860 -
Au livre des consolations
Quand je touche rêveuse à ces feuilles sonores D'où montent les parfums des divines amphores, Prise par tout mon corps d'un long tressaillement, Je m'incline, et j'écoute avec saisissement. Ô fièvre…1843 -
Au loin
Ancres abandonnées sous des hangars maussades, Porches de suie et d'ombre où s'engouffrent des voix, Pignons crasseux, greniers obscurs, mornes façades Et gouttières régulières, au long des toits ;…