Tous les poèmes
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Au maître d'un jardin
De ce chaume heureux possesseur, De bon cœur, hélas ! que j'envie Tes travaux, ta philosophie, Ta solitude et ton bonheur ! Pour prix des soins que tu leur donnes, Tes arbustes reconnaissants Et des…1826 -
Au mois d'avril quand l'an se renouvelle
Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle, L'aube ne sort si fraîche de la mer : Ni hors des flots la déesse (1) d'aimer Ne vint à Cypre en sa conque si belle, Comme je vis la beauté que j'appelle…1587 -
Au moment de rentrer en France
Qui peut en ce moment où Dieu peut-être échoue, Deviner Si c'est du côté sombre ou joyeux que la roue Va tourner ? Qu'est-ce qui va sortir de ta main qui se voile, Ô destin ? Sera-ce l'ombre infâme…1853 -
Au musée des antiques
Elle veille en sa chaise étroite ; Quelque roi d’Egypte a sculpté Dans l’extase et la gravité Le corps droit et la tête droite. Moitié coiffe et moitié bandeau, Fond pur à des lignes vermeilles, Un… -
Au passant d'un soir
Dites, quel est le pas Des mille pas qui vont et passent Sur les grand'routes de l'espace, Dites, quel est le pas Qui doucement, un soir, devant ma porte basse S'arrêtera ? Elle est humble, ma porte,… -
Au peuple
Partout pleurs, sanglots, cris funèbres. Pourquoi dors-tu dans les ténèbres ? Je ne veux pas que tu sois mort. Pourquoi dors-tu dans les ténèbres ? Ce n'est pas l'instant où l'on dort. La pâle…1853 -
Au peuple (II)
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique. Il est sous l'infini le niveau magnifique ; Il a le mouvement, il a l'immensité. Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité, Tantôt c'est l'harmonie et…1853 -
Au printemps
Alerte et déliant la langue des pinsons, Quand viendra, couronné des floraisons nouvelles, Avril, qui fait vibrer les âmes et les ailes, Avril, le doux poète et faiseur de chansons ; Quand…1866 -
Au printemps qui ne vient pas
Où donc est le printemps ? Endormi sous la nue Le soleil ne luit pas ou brille sans chaleur, Et dans les champs, la neige, aux arbres suspendue, Tient la sève captive et dévore la fleur. Tout…1835 -
Au prodigue
Le cœur n'est pas fragile, il est fait d'or solide : Plût au dieux que, pareil à l'amphore de grès, Il ne servît qu'un temps et fût poussière après ! Mais il ne s'use point, ô douleur ! il se vide !…1866 -
Au prolétaire
Ô captif innocent qui ne sais pas chanter Écoute en travaillant tandis que tu te tais Mêlés aux chocs d’outils les bruits élémentaires Marquent dans la nature un bon travail austère L’aquilon juste… -
Au roi Louis-Philippe
(Après l'arrêt de mort prononcé le 12 juillet 1839). Par votre ange envolée ainsi qu'une colombe ! Par ce royal enfant, doux et frêle roseau ! Grâce encore une fois ! grâce au nom de la tombe ! Grâce…1840