Tous les poèmes
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L'invitation au voyage (II)
Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu'on pourrait appeler l'Orient de l'Occident,…1869 -
L'irrémédiable
I Une Idée, une Forme, un Être Parti de l'azur et tombé Dans un Styx bourbeux et plombé Où nul oeil du Ciel ne pénètre ; Un Ange, imprudent voyageur Qu'a tenté l'amour du difforme, Au fond d'un…1857 -
L'irréparable
Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords, Qui vit, s'agite et se tortille, Et se nourrit de nous comme le ver des morts, Comme du chêne la chenille ? Pouvons-nous étouffer l'implacable Remords…1857 -
L'isolement
Quoi ! ce n'est plus pour lui, ce n'est plus pour l'attendre, Que je vois arriver ces jours longs et brûlants ? Ce n'est plus son amour que je cherche à pas lents ? Ce n'est plus cette voix si…1830 -
L'isolement
Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.…1820 -
L'ivrogne et sa femme
Chacun a son défaut où toujours il revient : Honte ni peur n'y remédie. Sur ce propos, d'un conte il me souvient : Je ne dis rien que je n'appuie De quelque exemple. Un suppôt de Bacchus Altérait sa…1668 -
L'obstacle
Les lèvres qui veulent s'unir, À force d'art et de constance, Malgré le temps et la distance, Y peuvent toujours parvenir. On se fraye toujours des routes ; Flots, monts, déserts n'arrêtent point, De…1875 -
L'obélisque de Luxor
Je veille, unique sentinelle De ce grand palais dévasté, Dans la solitude éternelle, En face de l'immensité. A l'horizon que rien ne borne, Stérile, muet, infini, Le désert sous le soleil morne,…1852 -
L'obélisque de Paris
Sur cette place je m'ennuie, Obélisque dépareillé ; Neige, givre, bruine et pluie Glacent mon flanc déjà rouillé ; Et ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d'un ciel de feu, Prend des pâleurs de…1852 -
L'offrande à la nature
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, Nul n'aura comme moi si chaudement aimé La lumière des jours et la douceur des choses, L'eau luisante et la terre où la vie a germé. La forêt, les…1901 -
L'oiseau blessé d'une flèche
Mortellement atteint d'une flèche empennée, Un Oiseau déplorait sa triste destinée, Et disait, en souffrant un surcroît de douleur : « Faut-il contribuer à son propre malheur ! Cruels humains ! vous…1668 -
L'oiseau d'Alide
Le sort, qui des humains décide, Sur le plus faible oiseau préside. Voulant faire un heureux, il daigna me choisir ; Je naquis pour aimer Alide ; Je vécus sur son sein ; j'y mourus de plaisir. Qui ne…