Tous les poèmes
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Invocation
Ô mon Seigneur Jésus, enfance vénérable, Je vous aime et vous crains petit et misérable, Car vous êtes le fils de l'amour adorable. Ô mon Seigneur Jésus, adolescent fêté, Mon âme vous contemple avec…1881 -
Invocation
Oh ! ne puis-je étouffer les vains bruits de la vie, Éloigner son calice amer, Fuir cette route obscure, où je suis asservie, Pour des aspects plus doux, un horizon plus clair ! Viens donc, oh !…1835 -
Invocation du mage contre les deux rois
Vents, souffles du zénith obscur et tutélaire, N'éveillerez-vous pas quelque immense colère Là-haut, dans le ciel sombre, en faveur des humains ? Puisque deux nations vont en venir aux mains Parce… -
Invocation à la Momie
Ces narines d’os et de peau par où commencent les ténèbres de l’absolu, et la peinture de ces lèvres que tu fermes comme un rideau Et cet or que te glisse en rêve la vie qui te dépouille d’os, et les… -
Invraisemblable mais vrai
Las ! je suis à l'Index et dans les dédicaces Me voici Paul V... pur et simple. Les audaces De mes amis, tant les éditeurs sont des saints, Doivent éliminer mon nom de leurs desseins, Extraordinaire…1889 -
Inès
Je ne dis rien de toi, toi, la plus enfermée, Toi, la plus douloureuse, et non la moins aimée ! Toi, rentrée en mon sein ! je ne dis rien de toi Qui soufres, qui te plains, et qui meurs avec moi ! Le…1860 -
Iris, à son brillant mouchoir
Contrerime III. De sept feux illumine La molle averse qui chemine, Harmonieuse à choir. Ah, sur les roses de l'été, Sois la mouvante robe, Molle averse, qui me dérobe Leur aride beauté. Et vous, dont…1921 -
Ischia
Le soleil va porter le jour à d'autres mondes ; Dans l'horizon désert Phébé monte sans bruit, Et jette, en pénétrant les ténèbres profondes, Un voile transparent sur le front de la nuit. Voyez du…1823 -
Ismène
Loin du méchant qui sut lui plaire Elle avait retrouvé sa mère ; Elle avait oublié ses maux. Tandis qu'au fond d'un bosquet sombre Un soir elle dormait en paix, Son ingrat la cherchait dans l'ombre :… -
Isola-Bella
Vierges, lorsqu'à vos cœurs l'amour se révéla, Par votre fiancé quand vous fûtes aimées, Le jour où son destin au vôtre se mêla. Ne rêvâtes-vous pas aux îles Borromées ? Et parmi les trois sœurs,…1836 -
J'ai beau trouver bien sympathique
Contrerime XLIX. Feu Loufoquadio, Ses Japs en sucre candiot, Son Bouddha de boutique ; Faime mieux le subtil schéma, Sur l'hiver d'un ciel morne, De ton aérien bicorne, Noble Foujiyama, Et tes cèdres…1921 -
J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie
La Mort qui cheminait avec la Volupté, L'une pour arme ayant sa faux inassouvie, L'autre, sa nudité. Voyageur qui se traîne, ivre de lassitude, Cherchant en vain des yeux une borne où s'asseoir, Je…