Comme le marinier, que le cruel orage
Sonnet XXXIV.
A longtemps agité dessus la haute mer,
Ayant finalement à force de ramer
Garanti son vaisseau du danger du naufrage,
Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
Et quelqu'autre bien loin, au danger d'abîmer,
En vain tendre les mains vers le front du rivage :
Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
Tu regardes la mer, et vois en sûreté
De mille tourbillons son onde renversée :
Tu la vois jusqu'au ciel s'élever bien souvent,
Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
Assis au gouvernail dans une nef percée.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
La nef qui longuement a voyagé, Dillier
"Sonnet XXXV."
Condition humaine
Désespoir
Lyrique
Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre
"Sonnet CXVI."
Angoisse
Condition humaine
Exil
Si celui qui s'apprête à faire un long voyage
"Sonnet XXVI."
Angoisse
Condition humaine
Mer
Se laisser surprendre
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