La nef qui longuement a voyagé, Dillier
Sonnet XXXV. Dedans le sein du port à la fin on la serre : Et le boeuf, qui longtemps a renversé la terre, Le bouvier à la fin lui ôte le collier : Le vieux cheval se voit à la fin délier, Pour ne perdre l'haleine ou quelque honte acquerre : Et pour se reposer du travail de la guerre, Se retire à la fin le vieillard chevalier : Mais moi, qui jusqu'ici n'ai prouvé que la peine, La peine et le malheur d'une espérance vaine, La douleur, le souci, les regrets, les ennuis, Je vieillis peu à peu sur l'onde ausonienne, Et si n'espère point, quelque bien qui m'advienne, De sortir jamais hors des travaux où je suis.
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À lui mesme
"Lors que ta mere estoit preste à gesir de toi,"
Mort
Temps
Condition humaine
Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure et le point
"Sonnet XXV."
Temps
Exil
Condition humaine
Si après quarante ans de fidèle service
"Sonnet XLIX."
Mémoire
Foi
Condition humaine
Se laisser surprendre
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