Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre

Sonnet CXVI.
Fuyons ce bord avare et ce peuple inhumain, Que des dieux irrités la vengeresse main Ne nous accable encor sous un même tonnerre.
Mars est désenchaîné, le temple de la guerre Est ouvert à ce coup, le grand prêtre romain Veut foudroyer là-bas l'hérétique Germain Et l'Espagnol Marran, ennemis de saint Pierre.
On ne voit que soldats, enseignes, , On n'oit que tambourins, trompettes et canons, On ne voit que chevaux courant parmi la plaine :
On n'oit plus raisonner que de sang et de feu, Maintenant on verra, si jamais on l'a veut, Comment se sauvera la romaine.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧