Si celui qui s'apprête à faire un long voyage
Sonnet XXVI. Doit croire celui-là qui a là voyagé, Et qui des flots marins longuement outragé, Tout moite et dégouttant s'est sauvé du naufrage, Tu me croiras, Ronsard, bien que tu sois plus sage, Et quelque peu encor (ce crois-je) plus âgé, Puisque j'ai devant toi en cette mer nagé, Et que déjà ma nef découvre le rivage. Donques je t'avertis que cette mer romaine, De dangereux écueils et de bancs toute pleine, Cache mille périls, et qu'ici bien souvent, Trompé du chant pipeur des monstres de Sicile, Pour Charybde éviter tu tomberas en Scylle, Si tu ne sais nager d'une voile à tout vent.
❧
Pour prolonger la lecture
Une sélection de poèmes choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Comme un qui veut curer quelque cloaque immonde
Mort
Condition humaine
Tristesse
Comme le marinier, que le cruel orage
Solitude
Voyage
Mer
Combattu des vents et des flots
Mort
Guerre
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d’émotions, d’époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Sonnet
- Méditatif
- Mort
- Voyage
- Condition humaine
- Mer
❧