Tous les poèmes
Parcourez le catalogue ou recherchez un titre.
-
Crépuscule rustique
La profondeur du ciel occidental s'est teinte D'un jaune paille mûre et feuillage rouillé, Et, tant que la lueur claire n'est pas éteinte, Le regard qui se lève est tout émerveillé. Les nuances d'or…1928 -
Crépuscule sur la Grève
La mer, ce soir, est taciturne, Lourde, lisse, lasse, immobile, Comme de l'huile dans une urne ; Et, dans le ciel déjà nocturne, Un puissant nuage est tranquille. L'horizon est voilé de brume, Qui…1903 -
Cueillette
C'était un vrai petit voyou, Elle venait on ne sait d'où, Moi, je l'aimais comme une bête. Oh ! la jeunesse, quelle fête. Un baiser derrière son cou La fit rire et me rendit fou. Sainfoin, bouton… -
Cueillez dés aujourd’huy les roses de la vie
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise aupres du feu, dévidant & filant, Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant, Ronsard me celebroit du temps que j’estois belle.… -
Cuisses grosses mais fuselées
Tendres et fermes par dessous, Dessus d'un dur qui serait doux, Musculeuses et potelées, Cuisses si bonnes tant baisées Devers leur naissance et par là, Blanches plus que rose-thé, la Meilleure part…1893 -
Cuisson du pain
Les servantes faisaient le pain pour les dimanches, Avec le meilleur lait, avec le meilleur grain, Le front courbé, le coude en pointe hors des manches, La sueur les mouillant et coulant au pétrin.… -
Cusin, monstre à double aile, au mufle Elephantin
Canal à tirer sang, qui voletant en presse Sifles d'un son aigu, ne picque ma Maistresse, Et la laisse dormir du soir jusqu'au matin. Si ton corps d'un atome, et ton nez de mastin Cherche tant à…1578 -
Cythère
Un pavillon à claires-voies Abrite doucement nos joies Qu'éventent des rosiers amis ; L'odeur des roses, faible, grâce Au vent léger d'été qui passe, Se mêle aux parfums qu'elle a mis ; Comme ses…1869 -
Cæruleum mare
Quand je rêve sur la falaise, Ou dans les bois, les soirs d'été, Sachant que la vie est mauvaise, Je contemple l'éternité. A travers mon sort mêlé d'ombres, J'aperçois Dieu distinctement, Comme à…1840 -
Célébration du 14 juillet dans la forêt
Qu'il est joyeux aujourd'hui Le chêne aux rameaux sans nombre, Mystérieux point d'appui De toute la forêt sombre ! Comme quand nous triomphons, Il frémit, l'arbre civique ; Il répand à plis profonds…1865 -
César Borgia
Sur fond sombre noyant un riche vestibule Où le buste d'Horace et celui de Tibulle Lointain et de profil rêvent en marbre blanc, La main gauche au poignard et la main droite au flanc, Tandis qu'un…1866 -
Côtes de Saintonge
À Etienne Clais. Comme un orgue lointain sur une immense grève, Bruit du flot qui recouvre un lit de sable fin, Et toujours recommence et jamais ne s'achève, La mer, la vaste mer se déroulait sans…1896