Tous les poèmes
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À M. De C***., Polonais
Dans votre poétique et doux pèlerinage, Au tombeau glorieux du chantre des Romains, Objet sacré de plus d'un grand voyage Des enfants d'Albion, des Français, des Germains Vous n'avez donc pas fait…1807 -
À M. De Guilleragues
De la connaissance de soi-même. Esprit né pour la cour, et maître en l'art de plaire, Guilleragues, qui sais et parler et te taire, Apprends-moi si je dois ou me taire ou parler. Faut-il dans la… -
À M. De Lamoignon
Les plaisirs de la campagne. Oui, Lamoignon, je fuis les chagrins de la ville, Et contre eux la campagne est mon unique asile. Du lieu qui m'y retient veux-tu voir le tableau ? C'est un petit… -
À M. Desmahis
1756. Vous ne comptez pas trente hivers Les Grâces sont votre partage ; Elles ont dicté vos beaux vers. Mais je ne sais par quel travers Vous vous proposez d'être sage. C'est un mal qui prend à mon… -
À M. Eugène Fromentin
Il me dit qu'il était très riche, Mais qu'il craignait le choléra ; — Que de son or il était chiche, Mais qu'il goûtait fort l'Opéra ; — Qu'il raffolait de la nature, Ayant connu monsieur Corot ; —…1866 -
À M. François de Neufchâteau
1766. Si vous brillez à votre aurore, Quand je m'éteins à mon couchant ; Si dans votre fertile champ Tant de fleurs s'empressent d'éclore, Lorsque mon terrain languissant Est dégarni des dons de… -
À M. Froment Meurice
Nous sommes frères : la fleur Par deux arts peut être faite. Le poète est ciseleur ; Le ciseleur est poète. Poètes ou ciseleurs, Par nous l'esprit se révèle. Nous rendons les bons meilleurs, Tu rends…1856 -
À M. Jean Racine
De l'utilité des ennemis. Que tu sais bien, Racine, à l'aide d'un acteur, Emouvoir, étonner, ravir un spectateur ! Jamais Iphigénie, en Aulide immolée, N'a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée,… -
À M. L'Oillart-D'Avrigny
Le poète immortel d'Achille et d'Andromaque, Jadis d'un ton harmonieux Chanta le prince errant de la petite Ithaque ; Grâce à tes vers ingénieux L'Ulysse des Français nous attache encor mieux. À…1807 -
À M. L'abbé Des Roches
(Sur les inconvénients des procès.) À quoi bon réveiller mes muses endormies, Pour tracer aux auteurs des règles ennemies ? Penses-tu qu'aucun d'eux veuille subir mes lois, Ni suivre une raison qui… -
À M. L'abbé Le Vayer
(Sur les folies humaines.) D'où vient, cher Le Vayer, que l'homme le moins sage Croit toujours seul avoir la sagesse en partage, Et qu'il n'est point de fou, qui, par belles raisons, Ne loge son… -
À M. L'abbé Renaudot
(Sur l'amour de Dieu.) Docte abbé, tu dis vrai ; l'homme, au crime attaché, En vain, sans aimer Dieu, croit sortir du péché. Toutefois, n'en déplaise aux transports frénétiques Du fougueux moine…