Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Raccommodement
Nous renaissons, ma chère Éléonore ; Car c'est mourir que de cesser d'aimer. Puisse le nœud qui vient de se former Avec le temps se resserrer encore ! Devions-nous croire à ce bruit imposteur Qui…1778 -
Rages de Césars
L'homme pâle, le long des pelouses fleuries, Chemine, en habit noir, et le cigare aux dents : L'Homme pâle repense aux fleurs des Tuileries - Et parfois son oeil terne a des regards ardents... Car… -
Raison de plus
Les lumières en l’air, L’air sur un tour moitié passé, moitié brillant, Faites entrer les enfants, Tous les saluts, tous les baisers, tous les remerciements. Autour de la bouche Son rire est toujours… -
Rancœur lasse
Malgré sa folle trahison N'est-elle pas encor la même ? La fierté n'est plus de saison. Je l'aime. * Je sais qu'elle reste, malgré D'impurs contacts, vierge éternelle, Qu'aucun venin n'a pénétré En…1873 -
Rappelle-toi
(Vergiss mein nicht) (Paroles faites sur la musique de Mozart) Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive Ouvre au Soleil son palais enchanté ; Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive Passe en rêvant sous…1850 -
Rapsodie du sourd
À Madame D*** L'homme de l'art lui dit : – Fort bien, restons-en là. Le traitement est fait : vous êtes sourd. Voilà Comme quoi vous avez l'organe bien perdu. – Et lui comprit trop bien, n'ayant pas…1873 -
Rayons d’octobre (I)
Octobre glorieux sourit à la nature. On dirait que l’été ranime les buissons. Un vent frais, que l’odeur des bois fanés sature, Sur l’herbe et sur les eaux fait courir ses frissons. Le nuage a semé… -
Rayons d’octobre (II)
À peine les faucheurs ont engrangé les gerbes Que déjà les chevaux à l’araire attelés Sillonnent à travers les chardons et les herbes La friche où juin fera rouler la mer des blés. Fécondité des… -
Rayons d’octobre (III)
Écoutez : c’est le bruit de la joyeuse airée Qui, dans le poudroîment d’une lumière d’or, Aussi vive au travail que preste à la bourrée, Bat en chantant les blés du riche messidor. Quel gala ! pour… -
Rayons d’octobre (IV)
Maintenant, plus d’azur clair, plus de tiède haleine, Plus de concerts dans l’arbre aux lueurs du matin : L’oeil ne découvre plus les pourpres de la plaine Ni les flocons moelleux du nuage argentin.… -
Recluse
Hélas ! Pourquoi nos cœurs se sont-ils détrompés ? Vos cheveux blonds, voilà qu'on vous les a coupés ; Votre bouche est pareille aux roses défleuries, Et vos yeux, vos yeux froids comme des…1900 -
Reconquérir
J'avais au cœur la paix et dans les yeux le rêve. Du haut de mon bonheur, hors des routes construit, Sans hâte je cherchais un nouveau point d'appui Pour atteindre une cime où nul ne s'éleva. Mais…1921