Rayons d’octobre (IV)

Maintenant, plus d’azur clair, plus de tiède haleine, Plus de concerts dans l’arbre aux lueurs du matin : L’oeil ne découvre plus les pourpres de la plaine Ni les flocons moelleux du nuage .
Les rayons ont pâli, leurs clartés fugitives S’éteignent tristement dans les cieux assombris. La campagne a voilé ses riches perspectives. L’orme glacé frissonne et pleure ses débris.
Adieu soupirs des bois, mélodieuses brises, Murmure du feuillage agité. Adieu dernières fleurs que le givre a surprises, Lambeaux épars du voile étoilé de l’été.
Le jour meurt, l’eau s’ et la terre agonise. Les oiseaux partent. Seul, le roitelet, bravant et neige, reste, et son cri s’harmonise Avec le sifflement monotone du vent.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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