Tous les poèmes
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Nyza chante
La famille nombreuse, et par les dieux comblée, Tout autour de la table est encor rassemblée : Elyone au long col, Lydie aux seins naissants, Nyza dont la voix triste a de si purs accents, Myrte…1898 -
Né l'enfant des grandes villes
Et des révoltes serviles, J'ai là tout cherché, trouvé, De tout appétit rêvé. Mais, puisque rien n'en demeure, J'ai dit un adieu léger A tout ce qui peut changer, Au plaisir, au bonheur même, Et même…1881 -
Néant
Vous, qui vivez heureux, vous ne sauriez comprendre L'empire que sur moi ces songes pouvaient prendre ; Mais lorsque je tombais de leur enchantement A la réalité qui toujours les dément, Si je…1836 -
Objet divin des âmes et des yeux
À la Reine Marie de Médicis. (Pendant sa régence.) 1611. Reine, le chef-d'œuvre des cieux, Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer ? Les monts fameux des vierges que je sers Ont-ils des… -
Obsession
Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos coeurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De…1857 -
Obstination
Vous aurez beau faire et beau dire. L'oubli me serait odieux ; Et je vois toujours son sourire Des adieux. Vous aurez beau dire et beau faire, Sans espoir je dois la chérir ; J'en souffre bien, mais…1877 -
Oceano Nox
Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ? Combien ont disparu, dure et triste fortune ? Dans une mer… -
Octave
(Fragment) Ni ce moine rêveur, ni ce vieux charlatan, N'ont deviné pourquoi Mariette est mourante. Elle est frappée au cœur, la belle indifférente ; Voilà son mal, — elle aime. — Il est cruel…1829 -
Octobre est doux
Octobre est doux. — L'hiver pèlerin s'achemine Au ciel où la dernière hirondelle s'étonne. Rêvons... le feu s'allume et la bise chantonne. Rêvons... le feu s'endort sous sa cendre d'hermine.…1893 -
Octobre à son manteau d'azur fourré
Arbore ce matin les joyaux de l'hiver. Le ruisseau fume, un fin brouillard couvre la berge, Le jardin blanc miroite au soleil, l'herbe fond Et chatoie et ses fils de perles se défont. Un givre…1901 -
Ode
(Au Révérend Père Delidel de la Compagnie de Jésus, sur son traité de la Théologie des Saints.) Toi qui nous apprends de la Grâce Quelle est la force et la douceur, Comme elle descend dans un cœur,… -
Ode
I. Le Temps ne surprend pas le sage, Mais du Temps le sage se rit, Car lui seul en connaît l'usage : Des plaisirs que Dieu nous offrit Il sait embellir l'existence, Il sait sourire à l'espérance,…1827