Tous les poèmes
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Les sardinières
Quand le travail s'arrête et quand finit le jour, L'obscur logis s'éclaire et la vitre étincelle. Vers l'âtre où le souci des mères les appelle Elles pressent le pas et hâtent le retour. Le court…1872 -
Les seins
L'éclosion superbe et jeune de ses seins Pour enchaîner mes yeux fleurit sur sa poitrine. Tels deux astres jumeaux dans la clarté marine Palpitent dévolus aux suprêmes desseins. Vous contenez…1869 -
Les sept innocents de Pleumeur
Assis au bord de la grand'route, Les septs innocents de Pleumeur Ne savent pas qu'on les écoute. Dans leurs prunelles convulsées Un restant de jour tremble et meurt, Et l'ombre tisse leurs pensées.…1900 -
Les sept vieillards
À Victor Hugo. Fourmillante cité, cité pleine de rêves, Où le spectre en plein jour raccroche le passant ! Les mystères partout coulent comme des sèves Dans les canaux étroits du colosse puissant. Un…1857 -
Les serins et le chardonneret
Un amateur d'oiseaux avait, en grand secret, Parmi les œufs d'une serine Glissé l'œuf d'un chardonneret. La mère des serins, bien plus tendre que fine, Ne s'en aperçut point, et couva comme sien Cet…1792 -
Les serments
Hélas ! que les vieillards savent de tristes choses ! Hier, après la fête, ils riaient des amants ; Ils riaient ! Leurs serments, disaient-ils, sont des roses. En voilà sous nos pieds d'aujourd'hui…1830 -
Les serres et les bois
Dans les serres silencieuses Où l'hiver invite à s'asseoir, Sous un jour blême comme un soir Fument les plantes précieuses. L'une, raide, élançant tout droit Sa tige aux longues feuilles sèches,…1869 -
Les seuils
Les soirs d'été, sous les mûriers où l'on s'attable On reste après souper, l'air étant délectable, Pour oublier l'ardeur et les travaux du jour. La fillette et le gars qui se parlent d'amour, Assis…1874 -
Les singes et le léopard
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On…1792 -
Les sirènes
Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots, Une harpe d'amour soupirait, infinie ; Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie Et des larmes montaient aux yeux des matelots. Les Sirènes…1893 -
Les siècles maudits
Hideux siècles de foi, de lèpre et de famine, Que le reflet sanglant des bûchers illumine ! Siècles de désespoir, de peste et de haut-mal, Où le Jacque en haillons, plus vil que l'animal, Geint…1895 -
Les soeurs de charité
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu,…