Tous les poèmes
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Le val des ronces
Quand on arrive au Val des Ronces On l'inspecte, le cœur serré, Ce gouffre épineux, bigarré De rocs blancs qu'un torrent noir ponce. Partout, sous ce tas qui s'engonce, Guette un dard, toujours…1899 -
Le vallon
Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance, N'ira plus de ses voeux importuner le sort ; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d'un jour pour attendre la mort. Voici l'étroit…1820 -
Le vampire
Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon coeur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine ; - Infâme…1857 -
Le vase brisé
À Albert Decrais. Le vase où meurt cette verveine D'un coup d'éventail fut fêlé ; Le coup dut effleurer à peine : Aucun bruit ne l'a révélé. Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque…1865 -
Le vase et l'oiseau
Tout seul au plus profond d'un bois, Dans un fouillis de ronce et d'herbe, Se dresse, oublié, mais superbe, Un grand vase du temps des rois. Beau de matière et pur de ligne, Il a pour anses deux…1875 -
Le vendredi à Matines
Auteur de toute chose, essence en trois unique, Dieu tout-puissant, qui régis l'univers, Dans la profonde nuit nous t'offrons ce cantique ; Écoute-nous, et vois nos maux divers. Tandis que du sommeil… -
Le vendredi à Vêpres
Créateur des humains, grand Dieu, souverain maître De ce vaste univers ! Qui du sein de la terre à ton ordre vis naître Tant d'animaux divers : À ces grands corps sans nombre et différents d'espèce,… -
Le vent
Il fait grand vent, le ciel roule de grosses voix, Des géants de vapeur y semblent se poursuivre, Les feuilles mortes fuient avec un bruit de cuivre, On ne sait quel troupeau hurle à travers les bois…1866 -
Le vent
Sur la bruyère longue infiniment, Voici le vent cornant Novembre ; Sur la bruyère, infiniment, Qui se déchire et se démembre, En souffles lourds, battant les bourgs ; Le vent sauvage de Novembre. Aux… -
Le vent est doux comme une main de femme
Le vent du soir qui coule dans mes doigts ; L'oiseau bleu s'envole et voile sa voix, Les lys royaux s'effeuillent dans mon âme ; Au clavecin s'alanguissent les gammes, Le soleil est triste et les…1895 -
Le ventre
Appuyé sur les reins et sur les contours blancs Des cuisses, au-dessous des merveilles du buste, Le ventre épanouit sa tension robuste Et joint par une courbe exacte les deux flancs. Les tissus de la…1869 -
Le ver luisant de nuit
xx Jamais ne se puisse lasser Ma Muse de chanter la gloire D'un Ver petit, dont la mémoire Jamais ne se puisse effacer : D'un Ver petit, d'un Ver luisant, D'un Ver sous la noire carrière Du ciel, qui…1557