Tous les poèmes
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Le squelette laboureur
I Dans les planches d'anatomie Qui traînent sur ces quais poudreux Où maint livre cadavéreux Dort comme une antique momie, Dessins auxquels la gravité Et le savoir d'un vieil artiste, Bien que le…1857 -
Le stigmate
Une nuit qu'il pleuvait, un poète profane M'entraîna follement chez une courtisane Aux épaules de lys, dont les jeunes rimeurs Couronnaient à l'envi leur corbeille aux primeurs. Donc, je me…1842 -
Le sénateur
Mon épouse fait ma gloire : Rose a de si jolis yeux ! Je lui dois, l'on peut m'en croire, Un ami bien précieux. Le jour où j'obtins sa foi, Un sénateur vint chez moi ! Quel honneur ! Quel bonheur !…1843 -
Le tas de neige et le tas de boue
Fable IX, Livre III. Dans une rue, au bord du moins clair des ruisseaux Etait un tas de neige auprès d'un tas de boue. Un carrosse a passé ; sous la quadruple roue, Du noir bourbier au loin j'ai vu…1812 -
Le teint
Vous êtes brune et pourtant blonde, Vous êtes blonde et pourtant brune... Aurais-je l'air, aux yeux du monde, D'arriver tout droit de la lune ? Et cependant, on peut m'en croire, Vous êtes l'une et…1885 -
Le temps
Oh ! pourquoi de ce Temps, l'étoffe de la vie, Ne pouvons-nous, dis-moi, jouir à notre envie, Sans le déchirer par lambeau ? Des trois formes qu'emprunte une essence commune, Passé, présent, futur,…1835 -
Le temps a laissé son manteau
Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye, Et s'est vestu de brouderie, De soleil luyant, cler et beau. Il n'y a beste, ne oyseau, Qu'en son jargon ne chante ou crie Le temps a… -
Le temps d'Adonis
Dans la saison qu'Adonis fut blessé, Mon coeur aussi de l'atteinte soudaine D'un regard lancé. Hors de l'abyme où le temps nous entraîne, T'évoquerai-je, ô belle, en vain - ô vaines Ombres,… -
Le temps de vivre
Déjà la vie ardente incline vers le soir, Respire ta jeunesse, Le temps est court qui va de la vigne au pressoir, De l'aube au jour qui baisse, Garde ton âme ouverte aux parfums d'alentour, Aux…1901 -
Le temps n'a point pâli ta souveraine image
Telle qu'un jour d'été, jadis, tu m'apparus, Debout, battant du linge au bord d'un sarcophage, Je te revois, fille aux bras nus. C'est dans une prairie où la chaleur frissonne, Où, comme un brasier… -
Le temps perdu
Si peu d'œuvres pour tant de fatigue et d'ennui ! De stériles soucis notre journée est pleine : Leur meute sans pitié nous chasse à perdre haleine, Nous pousse, nous dévore, et l'heure utile a fui...…1875 -
Le tiède après-midi paisible
Ah ! comme tout est lourd, comme tout sent l'automne ! Comme ton cœur d'enfant prodigue bat, pauvre homme, Devant ces murs où tu laissas ta vie ancienne ! La vigne vierge rouge étreint les…1896