Tous les poèmes
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La Muse
Près du ruisseau, sous la feuillée, Chanter avec le doux roseau, Puisque la Muse est un oiseau. Puisque la Muse est un oiseau, Gardons que quelque damoiseau N'apprenne ses chansons nouvelles Pour…1846 -
La Méditerranée
La Méditerranée est couchée au soleil ; Des monts chargés de pins, d'oliviers et de vignes Qui font un éternel murmure au sien pareil, Voient dans ses eaux trembler leurs lignes. Elle est couchée aux…1874 -
La Mémoire
I. Ô Mémoire, qui joins à l'heure La chaîne des temps révolus, Je t'admire, étrange demeure Des formes qui n'existent plus ! En vain tombèrent les grands hommes Aux fronts pensifs ou belliqueux : Ils…1865 -
La Méridienne du lion
Le lion dort, seul sous sa voûte. Il dort de ce puissant sommeil De la sieste, auquel s'ajoute, Comme un poids sombre, le soleil. Les déserts, qui de loin écoutent, Respirent ; le maître est rentré.…1865 -
La Noël
L'hiver resserre autour du foyer la famille. Voici Noël. Voici la bûche qui pétille ; Le « carignié », vieux tronc énorme d'olivier Conservé pour ce jour, flambe au fond du foyer. Ce soir, le « gros…1874 -
La Paix
Comment je l’imagine ? Eh bien, je ne sais pas... Peut-être enfant, très blonde, et tenant dans ses bras Des branches de glycine ? Peut-être plus petite encore, ne sachant Que sourire et jaser dans…2026 -
La Parole
J’ai la beauté facile et c’est heureux. Je glisse sur les toits des vents Je glisse sur le toit des mers Je suis devenue sentimentale Je ne connais plus le conducteur Je ne bouge plus soie sur les… -
La Pensée et la Rêverie
Viens, recueillons, ami, ce double écho d'un monde Où l'âme tour à tour s'éclaire et se féconde, Rêverie et pensée, oracles immortels ! La pensée ! Oh ! salut, sœur des jours éternels, Toi par qui…1833 -
La Poésie
Déjà tu la connais, tu grandis sous son aile, Jeune enfant aux yeux noirs ; demeure-lui fidèle : Les fils de l'Hélicon, de leurs plus doux accords, A tes heureuses mains ont livré les trésors. Mais…1826 -
La Provence
La mer bleue au-delà des sables immobiles ; Un ciel qui peint avec de brûlantes couleurs ; Des filles aux cils bruns, comme de fortes fleurs Dressant leur corps nerveux, belles d'être nubiles ; De…1866 -
La Pélerine
« Pélerine, où vas-tu si tard ? Le temps est à l'orage. Peux-tu confier au hasard Tes charmes et ton âge ? » « — Ermite, n'ayez point de peur, Du ciel je ne crains plus la foudre : Que ne peut-il…1830 -
La Rapsode foraine
La Palud, 27 Août, jour du Pardon . Bénite est l'infertile plage Où, comme la mer, tout est nud. Sainte est la chapelle sauvage De Sainte-Anne-de-la-Palud... De la Bonne Femme Sainte Anne Grand'tante…1873