Qu'heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu'heureux
Sonnet XXIV.
De ne suivre abusé cette aveugle déesse,
Qui d'un tour inconstant et nous hausse et nous baisse,
Mais cet aveugle enfant qui nous fait amoureux !
Tu n'éprouves, Baïf, d'un maître rigoureux
Le sévère sourcil : mais la douce rudesse
D'une belle, courtoise et gentille maîtresse,
Qui fait languir ton coeur doucement langoureux.
Moi chétif, cependant, loin des yeux de mon prince,
Je vieillis malheureux en étrange province,
Fuyant la pauvreté : mais las ne fuyant pas
Les regrets, les ennuis, le travail et la peine,
Le tardif repentir d'une espérance vaine,
Et l'importun souci, qui me suit pas à pas.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
"Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,"
Amour
Lune
Lyrique
Que me servent mes vers
"Que me servent mes vers et les sons de ma Lyre,"
Amour
Condition humaine
Feu
Si Pirithois ne fût aux enfers descendu
"Sonnet LXX."
Amour
Condition humaine
Lune
Se laisser surprendre
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