Las où est maintenant ce mépris de Fortune
Sonnet VI.
Où est ce coeur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l'immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?
Où sont ces doux plaisirs, qu'au soir sous la nuit brun
Les Muses me donnaient, alors qu'en liberté
Dessus le vert tapis d'un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon coeur qui voulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m'ennuient.
De la postérité je n'ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l'ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s'enfuient.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Que me servent mes vers
"Que me servent mes vers et les sons de ma Lyre,"
Amour
Condition humaine
Feu
Gordes, il m'est avis que je suis éveillé
"Sonnet LXXXIX."
Condition humaine
Désir
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Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
"Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,"
Amour
Lune
Lyrique
Se laisser surprendre
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