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Glossaire
Les mots anciens et rares des poèmes, expliqués, avec les vers où on les rencontre.
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esmeu
Graphie ancienne de « ému » : mis en mouvement, troublé, touché.
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esmeuz
Graphie ancienne du participe : les citoyens révoltés, soulevés en armes.
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esmoy
Graphie ancienne de « émoi » : trouble, agitation du cœur, tourment.
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espaliers
Arbres fruitiers dont les branches sont taillées et fixées à plat contre un mur ou un treillage.
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espérois
Ancienne graphie de l'imparfait « espérais ».
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espesse
Graphie ancienne de « épaisse » : dense, serrée.
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espics
Graphie ancienne d'« épis ».
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espreint
Participe du verbe ancien « espreindre » (épreindre) : pressé, serré pour en faire sortir le suc ou le liquide.
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esquif
Petite embarcation légère.
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esquila
Mot espagnol désignant la clochette suspendue au cou du bétail.
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essaime
Du verbe « essaimer » : partir en essaim, se répandre ou répandre au loin en grand nombre.
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essain
Graphie ancienne d'« essaim » : la foule des voluptés est comparée à un essaim volant vers le rendez-vous.
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esse
Graphie ancienne de « est-ce ».
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esseulées
Esseulé : laissé dans la solitude, délaissé (terme littéraire).
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essorant
Du verbe ancien « (s')essorer », terme de fauconnerie : s'élever dans les airs, prendre son vol.
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essore
Du vieux verbe de fauconnerie « s'essorer » : prendre son essor, s'élever dans les airs.
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estacade
Ouvrage de pieux enfoncés dans l'eau formant une digue ou une jetée.
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estafier
Vieilli : valet armé qui accompagnait à pied un cavalier ; par extension, laquais ou homme de main.
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estaminet
Petit café populaire, débit de boissons où l'on boit et fume, surtout dans le nord de la France et en Belgique.
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esté
Graphie ancienne de « été », la saison chaude.
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esteincte
Esteincte est la graphie ancienne de éteinte.
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esteint
Graphie ancienne de « éteint ».
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estes
Graphie ancienne de « êtes », 2e personne du pluriel du verbe être.
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estincelles
Graphie ancienne de « étincelles ».
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esto memor
Formule latine signifiant « souviens-toi », reprise du refrain qui rythme le poème.
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estoc
Longue épée droite faite pour frapper de la pointe ; par extension, la pointe de l'épée (« d'estoc et de taille » : d…
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estoc et de taille
Locution d'escrime ancienne : frapper de la pointe (estoc) et du tranchant (taille) de l'épée.
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estoient
Forme ancienne de l'imparfait « étaient ».
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estois
Graphie ancienne de « étais » (imparfait du verbe être).
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estompe
Petit rouleau de peau ou de papier servant à fondre et adoucir les traits d'un dessin au crayon ou au fusain.
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estoupé
Du verbe ancien « estouper », boucher avec de l'étoupe : bouché, obstrué.
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estouppe
« Estouper » signifie boucher, obstruer : bouche tes oreilles.
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estraigne
Du verbe ancien « estreindre » (étreindre, serrer) : « lien qui m'estraigne » = lien qui me serre.
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estraine
Forme ancienne d'« étrenne » : don, présent ; par extension, ce que le sort réserve, bon ou mauvais lot.
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estrapade
Supplice consistant à hisser le condamné puis à le laisser tomber brusquement.
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estre
Graphie ancienne de l'infinitif « être ».
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et cœtera
Graphie ancienne, avec la ligature œ, de la locution latine « et cetera » : et le reste.
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et sus et jus,
« Sus » = dessus, en haut ; « jus » = dessous, en bas.
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étambot
Pièce verticale de charpente à l'arrière d'un navire ; terme de marine.
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étamine
Organe mâle de la fleur, formé d'un fin filet portant le pollen.
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éteignoir
Petit cône métallique dont on coiffait la flamme d'une chandelle pour l'éteindre ; au figuré, ce qui étouffe.
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éteuf
Petite balle du jeu de paume ; se dit d'un objet qu'on renvoie sans cesse.
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éteules
Le chaume, la partie de la tige de céréale qui reste sur le sol après la moisson.
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éther
Dans la langue poétique, l'air le plus pur et le plus subtil des hautes régions du ciel ; par extension, le ciel, l'e…
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éthiques
Graphie ancienne d'« étiques » : amaigris jusqu'à l'os, décharnés comme des phtisiques.
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étiolé
Appauvri, pâli faute de lumière ou de force, comme une plante privée de soleil.
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étole
L'étole est une longue bande d'étoffe que le prêtre porte autour du cou pendant les offices.
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étoupe
Partie grossière du chanvre ou du lin restant après le peignage, que l'on file ou qui sert à calfater et à garnir.
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étrange
« En étrange province » : dans une province étrangère.
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étranger
"S'étranger" signifie s'éloigner, se rendre étranger à un lieu, s'exiler.