roide
Ancien français raide
Forme ancienne de « raide » : rigide, tendu, sans souplesse.
Dans les poèmes
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Roides, et quelque peu hautaine,
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Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
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Les roides convives de fer !
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Penché sur le petit cadavre déjà roide,
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Du haut de la corde roide,
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Roide et folle, la rosse, automatiquement,
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Sans mouvement, muette et roide, une statue.
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Je veux garder, farouche, aux plis du linceul roide,
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Roide comme un pendu !
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Tantôt, battant de l'aile, il lève son cou roide
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Dames à jupe roide en carrosses et chaises,
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La toile, au long des mâts, glaçât ses membres roides ?
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Des rideaux de drap d'or roides comme des murs
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Et sa barbe à longs poils, roide comme une épée,
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Aux corps roides et longs, aux figures étranges,
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Qu'ombrageait, vieux et roide,
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Perchés roides, les pattes jointes.
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Si j'étais roide pendu,
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Devinrent brusquement glaciales et roides,
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Elle a du sang aux yeux ; ses tempes sifflent; roide.
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Furieuse, les yeux caves et les seins roides,
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… fois de suivre pendant de longues heures une vieille affligée de cette espèce ; celle-là roide, droite, sous un petit châle usé, portait dans tout son être une fierté de stoïcienne.
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Rien qu'un dernier monôme roide
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Serrés l'un contre l'autre et roides, sans pensées...
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Sur tes roides hauteurs dont nul n'a vu les cimes.
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Réponds, cadavre impur ! et par tes tresses roides
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Cheminer roides, côte à côte,
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Quelqu'un juché livide et roide comme un marbre.