mie
1. Ancien français mon amie, ma bien-aimée
Terme d'affection ancien désignant la femme aimée, issu de « m'amie » (mon amie) mal découpé en « ma mie ».
Dans les poèmes
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Ma mie endormie encor...
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Caquet-bon-bec, ma mie : adieu ; je n'ai que faire
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Avec ta gente mie,
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Du Printemps et de ma mie :
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Que n'en a le sein de ma mie.
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Et je veux mourir pour ma mie
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Votre mère eut raison, ma mie :
Jean-Pierre Claris de Florian, « La guenon, le singe et la noix »
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Et ma mie, et l'air du pays :
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— Les yeux de ma mie ont toujours ces teintes,
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C'est la chanson, ma mie,
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« Je vous défends, belle mie,
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Dans un faible soupir, des lèvres de ma mie,
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Qui lui répond : nous sœurs ! Ma mie,
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Ta bouche fraîche, ô ma mie !
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Vous connaissez que j'ai pour mie
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Votre humeur peut l'aigrir... qu'appelez-vous, ma mie ?
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Adieu, mon cœur ! adieu, ma mie !
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Il serra la main de sa mie,
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Tant que vous n'avez pu, ma mie,
Jean-Pierre Claris de Florian, « Le dervis, la corneille et le faucon »
2. Ancien français pas, point
Particule ancienne qui renforce la négation : « ne… mie » signifie « ne… pas, ne… point ».
Dans les poèmes
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Jusques à l'excès, sans penser mie
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« Biaux chires leups, n'écoutez mie
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Mais à elle ne puis mie
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Rougir on ne le feroit mie ;