gueux
Ancien français mendiant, misérable
Mot vieilli : personne très pauvre, réduite à la mendicité ; par mépris, homme de rien.
Dans les poèmes
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Aux poètes fiers comme les gueux d'Espagne,
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Comme des gueux dans le ravin ;
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Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.
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Ce gueux, cet histrion en vacances, ce drôle,
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Les martyrs, les bourreaux, les gitanos, les gueux
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C’est un sort pour un gueux comme moi, je suppose ;
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Ces gueux, plus enroués qu’une meute aux abois,
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Mère qui fais des gueux et toi qui fais des rois,
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Pour promener un peu sa faim, le gueux s'enivre...
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Des gueux oisifs y viennent choir.
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Souvent demeurent gueux de vingt procès gagnés.
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Des manants et des gueux et des prostituées.
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Gueux, mais pas comme ça, l'homme vrai, le seul vrai,
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D'un gueux qu'hier encor l'Europe bafouait.
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À moins que, par un gueux de tour,
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Je vais gueux comme un rat d'église
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Quand un gueux, un gredin, un faquin, un maraud,
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Chez les gueux et chez les richards !
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Qu'il est un gueux et non ce héros fier
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Aux rois : voyez mon sceptre ; aux gueux : voyez mon crime
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Et le premier des gueux en deuil
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La mort devant ces gueux baisse ses yeux de vierge.
Victor Hugo, « Ce serait une erreur de croire que ces choses »
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Ah ! Ces gueux devant qui ma jeunesse eût frémi,
Victor Hugo, « Et les voilà mentant, inventant, misérables »
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Qu'on soit aimé d'un gueux, d'un voleur, d'une fille,
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Ces gueux, pires brigands que ceux des vieilles races,
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Tous ces gueux devant qui la probité se cabre,
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Oh ! tant qu’on le verra trôner, ce gueux, ce prince,