Tous les poèmes
Liste complète des 6127 poèmes indexés par Lyreval.
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Envoi des feuilles d'automne à madame ***
À Madame *** I. Ce livre errant qui va l'aile brisée, Et que le vent jette à votre croisée Comme un grêlon à tous les murs cogné, Hélas ! il sort des tempêtes publiques. Le froid, la pluie, et mille…1836 -
Eperdument
Bien que flasque et geignant et si pauvre ! si morne ! Si las! Redresse-toi, de toi-même vainqueur ; Lève ta volonté qui choit contre la borne Et sursaute, debout, rosse à terre, mon cœur ! Exaspère… -
Epilogue
Oh ! les heures du soir sous ces climats légers, La lumière en est belle et la lune y est douce, Et l'ombre souple et claire y répand sur les mousses Les mobiles dessins d'un feuillage étranger.… -
Epitaphe de François Rabelais
Si d'un mort qui pourri repose Nature engendre quelque chose, Et si la generation Se fait de la corruption, Une vigne prendra naissance De l'estomac et de la pance Du bon Rabelais, qui boivoit…1554 -
Epitaphe pour lui-même
Il fut le très subtil musicien des vents Qui se plaignent en de nocturnes symphonies ; Il nota le murmure des herbes jaunies Entre les pavés gris des cours d'anciens couvents. Il trouva sur la viole…1894 -
Epitaphe sur la mort de damoiselle Elisabeth Ranquet
Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant ; ce lit funèbre est un lit précieux, Où gît d’un corps tout pur la cendre toute pure ; Mais le zèle du coeur vit encore en ces lieux. Avant que… -
Erato
Nature, où sont tes Dieux ? Ô prophétique aïeule, Ô chair mystérieuse où tout est contenu, Qui pendant si longtemps as vécu de toi seule Et qui sembles mourir, parle, qu'est devenu Cet âge de vertu…1842 -
Ermione
Le ciel suave était jonché de pâles roses... Tes yeux tendres au fond de ton large chapeau Rêvaient : tu flottais toute aux plis d'un grand manteau, Et ton coeur, qu'inclinaient d'inexprimables…1893 -
Es-tu brune ou blonde ?
Sont-ils noirs ou bleus, Tes yeux ? Je n'en sais rien, mais j'aime leur clarté profonde, Mais j'adore le désordre de tes cheveux. Es-tu douce ou dure ? Est-il sensible ou moqueur, Ton cœur ? Je n'en…1891 -
Escollier de Merencolie
A l'estude je suis venu, Lettres de mondaine clergie (1) Espelant a tout ung festu, Et moult fort m'y treuve esperdu. Lire n'escripre ne sçay mye, Dez verges de Soussy batu, Es derreniers jours de ma… -
Espagne
Qui voudrait fuir ton beau ciel, Tes cités et tes montagnes, Et ton printemps éternel ? Ton air pur qui nous enivre, Tes jours, moins beaux que tes nuits, Tes champs, où Dieu voudrait vivre S'il…1853 -
EspoirPour moi, je vois encore des jouissances pures Dans ce bonheur humain que l'on dédaigne tant ; Il est encore pour nous d'innocentes parures, Des plaisirs sans remords, et pour plus d'un instant ;…