Tous les poèmes
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À l'obéissance passive (III)
III. Cet homme fait venir, à l'heure où la nuit voile Paris dormant encor. Des généraux français portant la triple étoile Sur l'épaulette d'or ; Il leur dit : « Ecoutez, pour vos yeux seuls j'écarte…1853 -
À l'obéissance passive (IV)
IV. Maintenant, largesse au prétoire ! Trinquez, soldats ! et depuis quand A-t-on peur de rire et de boire ? Fête aux casernes ! fête au camp ! L'orgie a rougi leur moustache, Les rouleaux d'or…1853 -
À l'obéissance passive (V)
V. Donc, les soldats français auront vu, jours infâmes ! Après Brune et Desaix, après ces grandes âmes Que nous admirons tous, Après Turenne, après Xaintraille, après Lahire, Poulailler leur donner…1853 -
À l'obéissance passive (VI)
VI. Hélas ! tout est fini. Fange ! néant ! nuit noire ! Au-dessus de ce gouffre où croula notre gloire, Flamboyez, noms maudits ! Maupas, Morny, Magnan, Saint-Arnaud, Bonaparte ! Courbons nos fronts…1853 -
À l'obéissance passive (VII)
VII. Quand sur votre poitrine il jeta sa médaille, Ses rubans et sa croix, après cette bataille Et ce coup de lacet, Ô soldats dont l'Afrique avait hâlé la joue, N'avez-vous donc pas vu que c'était…1853 -
À l'obéissance passive (VIII)
VIII. Ô Dieu, puisque voilà ce qu'a fait cette armée, Puisque, comme une porte est barrée et fermée, Elle est sourde à l'honneur, Puisque tous ces soldats rampent sans espérance, Et puisque dans le…1853 -
À l'océan
Océan, que vaux-tu dans l'infini du monde ? Toi, si large à nos yeux enchaînés sur tes bords, Mais étroit pour notre âme aux rebelles essors, Qui, du haut des soleils te mesure et te sonde ; Presque…1875 -
À l'éclair violent de ta face divine
N'étant qu'homme mortel, ta céleste beauté Me fit goûter la mort, la mort et la ruine Pour de nouveau venir à l'immortalité. Ton feu divin brûla mon essence mortelle, Ton céleste m'éprit et me ravit… -
À l'éternel amour
Ô mer, ô mer immense et triste, qui déroules, Sous les regards mouillés de ces millions d'étoiles, Les longs gémissements de tes millions de houles, Lorsque dans ton élan vers le ciel tu t'écroules ;…1896 -
À l'éternel madame
Mannequin idéal, tête-de-turc du leurre, Eternel Féminin ! ... repasse tes fichus ; Et viens sur mes genoux, quand je marquerai l'heure, Me montrer comme on fait chez vous, anges déchus. Sois pire,…1873 -
À la Belgique
Hélas, depuis les jours des suprêmes combats, Tes compagnes sont la frayeur et l'infortune ; Tu n'as plus pour pays que des lambeaux de dunes Et des plaines en feu sur l'horizon, là-bas. Anvers et… -
À la Bidassoa
À la Bidassoa, près d'entrer en Espagne, Je descendis, voulant regarder la campagne, Et l'île des Faisans, et l'étrange horizon, Pendant qu'on nous timbrait d'un nouvel écusson. Et je vis, en errant…1845