Tous les poèmes
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L'esprit de Dieu
À L. De V***. Le feu divin qui nous consume Ressemble à ces feux indiscrets Qu'un pasteur imprudent allume Aux bord de profondes forêts ; Tant qu'aucun souffle ne l'éveille, L'humble foyer couve et…1823 -
L'espérance
Comme une vaine erreur, Comme un riant mensonge, S'évanouit le songe Qui faisait mon bonheur. Ô douce chimère ! Si tu fuis sans retour, Dans ta course légère Emporte mon amour ! Ce tendre sentiment,…1830 -
L'espérance
Dont nous sommes la triste haie : Elle voltige sur la plaie Et siffle au bord du cœur tremblant. Mais son vol n'est qu'un faux semblant ; Sa sérénade n'est pas vraie. Dont nous sommes la triste haie.…1883 -
L'espérance
Loin de moi, séduisante fée, Loin de moi ton prisme imposteur ! Trop souvent ton souris menteur Apaisa ma plainte étouffée. Pourquoi te plaire à m'égarer, Pourquoi ces perfides caresses ? Je ne crois…1826 -
L'estime
Il est doux d'obtenir l'estime ; Il est mieux de la mériter. Attends, sans la solliciter, Cette heure d'allégresse intime ; Et jusqu'à la mort, s'il le faut, Bravement, non pas en victime,…1858 -
L'examen de minuit
La pendule, sonnant minuit, Ironiquement nous engage A nous rappeler quel usage Nous fîmes du jour qui s'enfuit : - Aujourd'hui, date fatidique, Vendredi, treize, nous avons, Malgré tout ce que nous…1857 -
L'exil
Ils vont sans trêve ; ils vont sous le ciel bas et sombre, Les Fugitifs, chassés des anciens paradis ; Et toute la tribu, depuis des jours sans nombre, Dans leur sillon fatal traîne ses pieds roidis.…1830 -
L'exilé
« Oui, je le sais, voilà des fleurs, Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages ; Mais une onde plus pure et de plus verts ombrages Enchantent ma pensée, et me coûtent des pleurs ! Oui,…1830 -
L'exilé
Dans le ciel bleu l'étoile blanche, Pur diamant, Au sein des nuits parle et s'épanche Au firmament ; La brise fait sa confidence Au clair ruisseau, Et l'humble fleur dit sa souffrance A l'arbrisseau.… -
L'habit d'Arlequin
Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille, Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs. A mes fables souvent c'est là que je travaille ; J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs. Un…1792 -
L'habitude
À Léon Chailley . La tranquille Habitude aux mains silencieuses Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ; Elle met sur nos cœurs ses bandelettes sûres Et leur verse sans fin ses huiles…1903 -
L'habitude
Corrode notre liberté Et met sur notre volonté La rouille de la servitude. Elle infiltre une quiétude Pleine d'incuriosité : Corrode notre liberté. Qui donc fertilise l'étude Et fait croupir…1883