Tous les poèmes
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Je ne veux qu’un rêve
Je ne veux qu’un rêve À demi-flottant, Que mon âme brève Passe en voletant, Que la brume fine L’enveloppe aussi ; Qu’elle s’achemine Sans autre souci Que celui d’errer Avec une brise, Sur l’arbre… -
Je ne vois pas pourquoi je ferais autre chose
Que de rêver sous l'arbre où le ramier se pose ; Les chars passent, j'entends grincer les durs essieux ; Quand les filles s'en vont laver à la fontaine, Elles prêtent l'oreille à ma chanson… -
Je ne vous ferai pas de vers
Madame, blonde entre les blondes, Vous réduiriez trop l'univers, Vous seriez reine sur les mondes. Vos yeux de saphir, grands ouverts, Inquiètent comme les ondes Des fleuves, des lacs et des mers Et… -
Je noie en tes deux yeux mon âme
Et l'élan fou de cette âme éperdue, Pour que, plongée en leur douceur et leur prière, Plus claire et mieux trempée, elle me soit rendue. S'unir pour épurer son être Comme deux vitraux d'or en une… -
Je n’ai plus que les os
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble, Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé, Que le trait de la mort sans pardon a frappé ; Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble. Apollon et son… -
Je pense à toi mon Lou
Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserne Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne Le ciel est plein ce soir de sabres d’éperons Les canonniers s’en vont dans l’ombre lourds et… -
Je plante en ta faveur cet arbre
Ce Pin, où tes honneurs se liront tous les jours ; J'ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours, Qui croîtront à l'envie de l'écorce nouvelle. Faunes, qui habitez ma terre paternelle, Qui menez sur…1578 -
Je prendrai par la main les deux petits enfants
J'aime les bois où sont les chevreuils et les faons, Où les cerfs tachetés suivent les biches blanches Et se dressent dans l'ombre effrayés par les branches ; Car les fauves sont pleins d'une telle…1877 -
Je respire où tu palpites
Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ? A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la…1856 -
Je rêve de revoir
Je rêve de revoir mon ptit Lou pour toujours Ô nuances des frondaisons pendants les matins lourds Creux où joue le jour comme aux cassures d’un velours Ô temps, souffre qu’en moi-même je retourne en… -
Je sais bien qu'il est d'usage
D'aller en tous lieux criant Que l'homme est d'autant plus sage Qu'il rêve plus de néant ; D'applaudir la grandeur noire, Les héros, le fer qui luit, Et la guerre, cette gloire Qu'on fait avec de la…1856 -
Je sais faire des vers perpétuels
Sont ravis à ma voix qui dit la vérité. La suprême raison dont j'ai, fier, hérité Ne se payerait pas avec toutes les sommes. J'ai tout touché : le feu, les femmes, et les pommes ; J'ai tout senti :…